La Nuit du 12 au 13 Août

Aujourd’hui n’est pas une journée ordinaire. Malgré le fait qu’on soit lundi et que le ciel soit gris,  ce  224ième jour du calendrier grégorien est un peu  synonyme de FÊTE.

Il y a 6 ans, dans la nuit du 12 au 13 août, ma vie a changé. J’avais tout juste 19 printemps,  des rêves romantiques bousculaient mes neurones, des fleurs poussaient dans mes cheveux et une envie irrépressible de grandir et d’en finir une bonne  fois pour toute avec mon adolescence me secouait les entrailles.

C’est alors que j’ai rencontré A., qui est vite devenu mon demi-moi.

Deux caractères opposés, deux univers étrangers. Et pourtant…

On s’est vu, on s’est embrassé, on s’est déchiré, on s’est juré de jamais se séparer, on s’est bien-sûr quitté, on s’est retrouvé, on s’est détesté, on s’est aimé, on s’est trompé, on s’est giflé. On s’est ému. On a hurlé. On a traversé la ville en pleine nuit, fou de rage ou d’amour, ça, ça dépendait des jours. On a pleuré (et on pleurera encore). On s’est écouté (et on s’écoutera toujours).

Depuis 6 années, A. et moi avons été séparés par plusieurs océans, nous avons aussi souvent juré de ne plus jamais nous parler. Pourtant, aujourd’hui encore, A. soigne mes angoisses, mes peurs, mes idées noires. Il supporte mes lubies, mes sautes d’humeur, mes excès. Il me sort de mes cauchemars en pleine nuit (même depuis l’autre bout du monde) et me console au petit matin après une soirée survoltée quand un peu éméchée et très fatiguée, j’ai besoin de douceur.

Au cours de ces 6 ans, on a quand même un peu grandi. Après avoir beaucoup pleuré et crié on a fini par comprendre qu’être fusionnel en amour c’est plutôt destructeur. On a troqué les « sors-de-ma-vie- je-veux-plus-jamais-te-voir » et les « je-t’aime-si-tu-meurs-je-meurs » pour un ton plus paisible, plus normal, plus viable. On a mis la passion amoureuse de côté et sommes devenus amis, meilleurs amis.

Il y a pas si longtemps, j’ai reçu un très grand bouquet accompagné d’un très petit mot « Jehanne, merci d’être ma meilleure amie, merci d’exister », et bien à mon tour de te dire, même si je sais que tu le sais: « Merci d’exister aussi. J’espère qu’on sera toujours là l’un pour l’autre. »

Tout ça est un peu kitch mais bon voilà c’est comme ça. Bon prochaine fois, je fais un post un peu plus lol, promis juré! (ouais l’amour c’est naze, je sais)

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PS: Il existe un mec (belge en plus) qui s’appelle Antoine Jehanne et qui fait du basket artistique (WTF bonjour!) et il a même un site:  http://www.antoinejehanne.com N’est-ce pas merveilleusement drôle? C’EST UN SIGNE du destin moi j’dis.

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Avoir un prénom bizarre: Petite tracasserie du quotidien #2

Bon! J’ai déjà parlé de mon petit problème de société numéro 1: mon rougissement excessif donc maintenant, je vais blablater de mon souci existentiel numéro 2; j’ai un prénom bizarre ou si tu veux être poli et sympa tu diras: un prénom rare. JEHANNE: pour sure, courant-courant, ça n’est pas. Alors, une fois de plus, ce n’est ni une défiguration totale, ni un  handicap profond mais, même si ça n’a la’air de rien, avoir un prénom chelou c’est quand même parfois un peu relou…

Vis ma vie de nom-qu’on-comprend-pas:

– Et tu t’appelles comment en fait?

– Jehanne.

– Enchanté Johanne.

– Non, c’est JEhanne.

– OuiOui, j’avais compris Johanne.

– Non, en fait c’est avec un E. Tu vois, c’est un peu comme Jeanne sauf que il y a un H après le premier E.

– Ok, tu veux boire quelque chose Joelle?

– Heu, en fait, c’est Je… Boarf, oui je veux bien un verre de vin blanc.

(Jehanne Bergé: Grand Prix du Scénario)

Heureusement, j’ai de chouettes amis: quand quelqu’un écorche mon prénom, d’un coup d’un seul ils  proclament en choeur JE-hanne. Ce qui, néanmoins, à tendance, à me plonger dans l’embarras. (héhé, salut-salut, oui c’est moi).

Non mais n’empêche, mes parents ont quand même eu une sérieuse zin ce jour là. Fichtre, ils m’ont pas facilité la vie, pouvaient pas être raisonnables et choisir Sophie, Julie, Marie ou Caroline?! Non, mais, avant de choisir un prénom « original »,  pense un peu que ton enfant un jour il sera triste quand il trouvera jamais son nom sur un-magnifique-bracelet-en-faux-cuir-à-la-boutique-de-souvenirs-en-voyage-scolaire (le must have des moins de 12 ans) ou qu’il recevra pas de bol avec son patronyme dessus pour manger ses kellogs  et enfin, que personne ne pourra jamais « Share a coke » avec lui. HAN! Et ouais, la vie est rude, faut pas croire, les injustices sont partout.

Mais ce n’est pas tout: non contente d’avoir un prénom étrange, j’ai un nom de famille qui porte à confusion. Bref, à chaque coup de téléphone, encodage de coordonnées ou truc du genre ça prend 3 fois plus de temps: non pas Jehanne avec un O, oui avec 2 N, bha non c’est pas Jeanne sinon je dirais que je m’appelle Jeanne pas Jehanne, oui Bergé sans R, oui avec un accent, non pas comme un Berger (à ce propos je te passe les blagues de gros nazes que je me suis tapée à l’école). Bref. La probabilité qu’on m’encode correctement et donc  qu’on me retrouve du premier coup dans le fichier client est plutôt mince.

Attention, ce qui suit n’a pas de rapport avec ce qui précède, j’ai réfléchi pendant bien deux minutes à une chouette transition mais j’ai pas trouvé.

Voilà-voilà: une fois, je suis allée à Orléans (une ville de Province tout à fait moche) mais c’est la city de Jeanne d’Arc et bon quand même je me devais d’y aller pcq depuis que je suis minus mes parents me répètent encore et encore que Jehanne c’est le vrai nom de Jeanne et que donc voilà le pourquoi du comment de mes tourments. Et bien oui, à Orléans il écrit Jehanne partout, dans les églises, sur les statues, les bâtiments, tout ça. C’est fou. Normal quand on s’appelle Jean ou Antoine ou Marie ou Jesus (huhuhu) mais pour moi c’était absolument dingue. Voilà, comme ça vous saurez que Jeanne d’Arc s’appelle en fait Jehanne et que si l’Histoire avait retenu son vrai nom et bien ma vie aurait été plus simple.

Bon, salukes!

Pan! La signature de Mademoiselle d’Arc

 

Aparté

Avant. J’étais encore minus: mes pieds ne touchaient pas le sol dans la voiture de mon père qui me conduisait vers l’école. Je me souviens de cette portion d’autoroute que nous empruntions très souvent, je collais mon front contre la vitre et  regardais les gens dans leur auto, en me demandant bien où ils pouvaient aller comme ça. Nous nous dirigions tous dans la même direction et ça me fascinait, tous enfermés dans notre véhicule, sans nous voir vraiment, en nous rattrapant ou pas au gré des embouteillages et autres doubles files. Je m’imaginais tout un tas d’histoires sur leur vie, leurs envies. Et je me disais que peut-être quelqu’un se demandait aussi où j’allais et pourquoi et comment et tout ça.

Toujours. J’aime les aires d’autoroutes. Pour de vrai, je veux dire, j’aime vraiment. Surtout la nuit. Les gens sont tous fripés, les  petits yeux, la bouche pâteuse, la file pour les toilettes, les jambes lourdes, les enfants qui sucent leurs pouces en traînant leurs doudous, les gros camionneurs qui ne sont jamais vraiment fatigués. Riches, pauvres, vieux, jeunes, beaux, moches, toutes les nationalités, tous dans le même état semi-réel sous la lumière des néons. Partager le temps d’un instant cet espace de non-temps, de faux-jour, de pas-d’heures. Boire le même café pas vraiment bon et manger une fausse couque au chocolat juste comme ça. Se préparer à repartir vers là-bas.

Aujourd’hui. Il est tard mais il fait encore très chaud, je laisse tomber le métro et rentre à pied. La nuit est calme, c’est agréable. Je croise des gens, en groupe ou seul. Eux aussi doivent trouver cette première soirée d’été particulièrement délicieuse. Je pourrais leur dire bonsoir mais je ne le fais pas, je suis peureuse comme un hérisson et  ne saurais quoi leur dire. Et puis certainement qu’ils s’en fichent, un peu ou pas.

Voilà, c’est tout, c’est juste ça. On se croise, on se croise, on se croise. Peut-être qu’un jour on devrait oser se parler un peu, ou non peut-être pas, je ne sais pas.

Rougir: Petites tracasseries du quotidien.

Dans la vie, j’ai un petit problème corporel: je rougis. Okay, ce n’est ni un bec de lièvre, ni un troisième sein mais bon, néanmoins, ce satané corps me joue bien souvent des tours…

Non contentes de rougir pour 10000 causes extérieurs (j’ai un peu trop chaud ou un peu trop froid, je suis un peu trop fatiguée ou un rien éméchée…), mes joues se pâment aussi d’un rouge vif à la moindre occasion: un compliment, une question un brin personnelle, une connaissance croisée au coin de la rue, une allusion sexuelle, un bruit de prout avec la bouche, une blague un peu nulle que personne ne comprend, une demande d’information à un vendeur dans un magasin (ça, ça me le fait à TOUS les coups)… Le hic, c’est que parfois même souvent, ce n’est pas tant la situation qui me gêne mais le fait que je me sente rougir sans pouvoir l’expliquer: je vois que l’autre me voit rougir et bardaf, c’est à cet instant précis que ça devient terriblement embarrassant.

Au fil des années, j’ai fini par développer quelques techniques pour essayer de reprendre un peu de contenance (me concentrer avec la plus grande attention du monde sur les écailles de mon vernis en est une). Si par malheur c’est le feu total, que je sens que je me rattraperai pas, que je vais bafouiller, transpirer et me prendre la honte de ma vie, alors, je m’enfuis en me cachant dans mon écharpe. (En été, j’ai pas d’écharpe, mais comme il fait beau, on peu croire que j’ai un coup de chaud). Il n’empêche que la meilleure tactique, celle qui me sauve bien souvent est la bonne vieille blague du « oups, je sens que je suis en train de rougir. HA-Ha-Ha. ». (Par contre ça ne marche pas à tous les coups, si je lache ce genre de lolerie au mec à qui je suis en train de demander mon chemin, j’aurai quand même l’air fort bête (voire un peu folle)).

Ce qui est bizarre dans tout ça, c’est que fondamentalement, je ne pense pas être quelqu’un d’attrocement timide ni de complètement mal dans mes sandales. Alors pourquoi? Et bhen, je sais pas, il y a des trucs dans la vie qui s’expliquent pas. Par contre, il y a une chose que la catégorie des gens-qui-rougissent-pas doivent comprendre: c’est pas parce que nous, l’espèce des gens-qui-rougissons, nous virons au rouge d’un coup d’un seul que nous vous kiffons spécialement ou sommes complètement impressionnés par vous. Rougir ≠ Vivre une émotion immense. Je casse un mythe là, hein ouais?

Par contre, quand face à quelqu’un qui me plait un peu vraiment (c’est incroyablement rare mais ça arrive), mon corps trahit mes sentiments, j’ai alors envie de me transformer en flaque comme Alex Mack (si tu ne sais pas qui est Alex Mack, tu es officiellement passé à côté de ta jeunesse). Comble de malheurs, dans ces moments de hautes trahisons corporelles, je me donne tellement d’ordres à moi même pour arrêter de rougir, que du coup j’arrive plus à suivre la conversation, ce qui me donne l’air légèrement attardée et donc, naturellement, je rougis encore plus et bref je me grille à mort (subtil hein le jeu de mot?).

Bon, après tout, on s’en fout royal! Cependant, je profite de ce post pour maudir tous les nuls qui m’ont dit un jour « ouuuuh tu rougis » ou pire encore « pourquoi t’es toute rouge? », me plongeant alors dans un infini moment de solitude. Vous, les gros nazes, je vous tire la langue bien bien fort.

Moment vocabulaire: l’ereuthophobie est la peur de rougir. Si vous le placez dans une conversation cette semaine, faites moi signe, je vous offrirai un sugus goût ananas.

Ciao.

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La technique de la tête dans le pull. Testée et approuvée.

Le message du lendemain

Un verre, deux verres, trois verres, un bisous, deux bisous, trois bisous. On va chez toi? On va chez moi? Salut, ciao. A bientôt.

Lendemain 14h, réveil difficile. Réminiscences des aventures de la veille. Sentiments de je m’en foutisme, de joie et de gêne s’entremêlent. Impossible de ne pas penser à ce type pour qui tu as laissé ta pudeur et ta sobriété à l’entrée de la soirée.

16h: Tu appelles tes trois meilleurs potes pour le conte de tes péripéties. Tu voudrais sortir un peu, profiter de ta journée (du moins ce qu’il en reste) mais il pleut, tu as la flemme et puis ton divan a pris ton postérieur en otage. Te voilà, seule dans le canap’ face à tes prises de tête et ton gsm qui ne sonne pas. Tu hésites pour la 50ième fois de la journée à lui envoyer un sms. Tu cherches à faire de l’esprit, à être piquante et marrante mais rien ne vient à part « Chouette moment hier! ». Plutôt plat comme formule. Tu renonces au sms.

Tu finis par t’endormir dans ce bon vieux fauteuil trop confortable, pour sure, ce n’est pas aujourd’hui que tu changeras la tournure du monde.

19h, deuxième réveil de la journée. Ton ventre crie famine. Les restes du frigo ne sont pas très ragoutants mais bon, on est dimanche et tu es toujours en pyjama donc voilà.
Alors que tu tritures dans ton bol de kellogs en zonant sur le net, en une seconde, ton teint gris de lendemain de veille se pâme d’un voile rose: Oh Miracle, une friend request, c’est lui.
Animée par cet événement fascinant, tu trouves enfin le courage de sortir de chez toi, d’affronter la pluie et de retrouver tes amis fidèles. Rebelote, tu leur reracontes toute l’histoire. Chacun y va de son conseil. En 2 heures de conversation et quelques verres, tes amis et toi (mais en fait surtout toi) avez déjà imaginé votre second rdv, votre premier ciné, vos futurs pic-nics au parc et vos brunchs du dimanche matin… Malgré tout, tu te fais force pour ne pas penser à la suite pcq bon quand même on a plus 17 ans, hého. C’est vrai quoi, avant de répondre à sa demande en mariage, faut d’abord que tu rentres répondre à sa demande Facebook. Soyons un peu réaliste.

De retour chez toi, tu cliques sur le petit rectangle « confirm »; premier symbole de votre union, après quoi, machninalement, tu checks ses 14 photos de profil (le jour où facebook indiquera qui consulte le profil de qui, tu vivras la plus grande honte de ta vie). Tu te décides à lui écrire un message plein d’humour et de second degré. Tu effaces. Tu réécris. Tu rééfaces. 10 fois de suite. Une heure et demi plus tard, les yeux qui piquent de fatigue et de lumière d’écran, tu finis par envoyer ce bon vieux: « Chouette moment hier! » Mais attention, tu finis ton message par « Bises, à bientôt » et tu as soudain l’impression de lui avoir écris la plus grande déclaration de tout les temps.

Après toutes ces émotions, tu rejoins Morphée en checkant au passage ton super smartphone pcq ouioui tu t’en fous qu’il te réponde mais bon quand même.

Lendemain 18h, (après 57 « quel con, il m’a même pas répondu ») tu reçois: « Oui, très chouette… ça a été la reprise au boulot? Bonne soirée, à bientôt, bisous. »
Chaque mot est sujet à 100 interpretations. Tu portes également une grande attention à la ponctuation, pcq bon « … » « . » ou « ! » ça veut pas dire la même chose. (Si tu avais travaillé tes versions latines avec autant de dextérité que les messages du lendemain, tu serais devenue professeur émérite). Tu rappelles tes (pauvres) potes en trombe (c’est jamais que la troisième fois en 24h) et leur racontes ce rebondissement follement exitant. (Tes amis sont des gens très patients et gentils).

Bref. La suite varie. Si vous voulez que les 2 personnages de cette histoire se revoient et rigolent bien ensemble de ces kitscheries infinies, allez à la page 19. Si vous voulez qu’ils ne se retrouvent jamais, allez à la page 14. Si vous voulez, qu’ils continuent à s’envoyer des messages nuls, qu’ils se recroisent et qu’il ne se passe rien d’exceptionnel, restez ici.

Allé à bientôt (en langage message du lendemain: comprenez j’ai envie de vous revoir) et non pas à + (je m’en fous de vous voir mais comme Bruxelles est minus, on se croisera sûrement dans le bus). Bon, sur le coup, je suis trop fière de ma rime donc je m’arrête pour de bon!

ps: Si tu veux tu peux liker la page https://m.facebook.com/unjourjetiendraiunblog on y est bien tu verras. KissKuss.

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Le dimanche qui pue, le vrai.

Voilà bientôt une heure que j’essaye de trouver le sommeil bercée par des chansons de filles qui font pleurer tout en regardant un ciel sans étoiles.  Moment Bridget Jones: même coiffure, même culotte de cheval, même peignoir rose, même désordre dans la chambre, même vie amoureuse réduite à pas tellement grand chose, il manque juste le pot de glace Ben and Jerry pour parfaire le tableau.

Je profite de ce pathétisme à l’eau de rose pour revenir à toi cher petit blog.

Aujourd’hui, je vais te parler de fleurs bleues, de papillons dans le ventre, de déclarations enflammées, de promesses, de toujours, de certitudes… Bref, tous ces trucs que je ne vis plus depuis un petit temps.

Je ne sais pas si c’est le printemps qui approche, mes copines qui commencent à se « mettre en ménage » (sérieux, t’as déjà vu une expression plus métaphoriquement horrible que celle-ci?) ou mon horloge biologique qui se réveille mais je commence à croire que j’ai un petit souci avec ce truc horriblement compliqué qu’on appelle l’amouuur.

Crois moi bien, je suis une des premières à trouver que  la monotonie du couple est l’une des choses les plus ennuyantes de la terre. Et ouf de chez ouf, depuis que je n’aime plus personne, je ne pleure presque plus, je ne regarde plus mon gsm toutes les secondes et demi dans l’attente d’un sms, je ne me tord plus le cœur à chaque dispute, je ne l’attend plus pour me décider à vivre. Depuis que je parle en Je et plus jamais en Nous, les projets s’accumulent, les rencontres aussi, Carpe Diem est devenu ma devise. Aaaaah vivre pour soi, uniquement pour soi, sans avoir de comptes à rendre à personne: le rêve. Oui, il faut bien avouer que c’est plutôt agréable MAIS par moment je suis presque nostalgique des instants à moitié nazes à regarder un film à moitié pourri en mangeant un repas à moitié bon MAIS A DEUX, tout paraissait bien mieux. (hé oui ça rime, c’est pas pour rien)

Toutes ces contradictions affectives  intérieurs n’auraient pas beaucoup d’importance, si je n’avais pas cette phobie naissante: « et si je n’aime plus jamais personne? »

Avant, je faisais des bricolages par amour. T’imagines un peu? Moi, Jehanne Bergé, qui me suis arrêtée au stade du dessin en traçant les bonhommes avec des lignes et un rond et les oiseaux en V, je passais des heures à faire des collages et autres trucs du genre. (bon, le résultat devait être plutôt moyen, il n’empêche que guidée par l’Eros, je me sentais l’âme de Picasso). Maintenant, pour toute déclaration, au mieux j’envoie un vague message FB ponctué de 😉 . Merde, qu’est ce qu’il s’est passé? J’étais la fille la plus romantique du monde (ou presque) et me voilà devenue une workaholic insensible aux choses quelque peu sentimentales. J’ai tellement peur de mettre mon cœur à mal que je rejette tout ce qui pourrait un rien le déstabiliser. (C’est presque touchant, ce que je viens d’écrire, non?)

C’est décidé, même si je suis allergique, d’ici quelques mois, je m’achète un chat (les célibataires dans les films, elles ont TOUJOURS un chat).

C’est sur ces bonnes paroles que je m’arrête, parce-qu’il n’y a pas de fin à cette histoire et que si je ne m’endors pas très vite, ce sera aussi le lundi matin qui pue. Et puis, si j’étais parfaitement comblée en amour, ce serait nul, de quoi on parlerait entre potes?  « Oui, ça roule, je l’aime, c’est tout ». BORING! Vive les prises de tête et les verres en terrasses pour ressasser tout ça!

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C’ toi l’ Peter Pan

Coucou toi! ça* fait longtemps de chez longtemps que je n’ai pas tapoté le clavier pour t’écrire quelques bêtises, hein blogounet?

C’est la fin de l’année, on fait tous un peu le point tout ça… BORDEL de DIEU, en 2012: je me suis quand même fait virer à la frontière du Canada et donc dû renoncer à un projet de longue date (mais ouf  je ne le vis plus du tout mal) + trouver (en urgence) et réaliser un stage de trois mois dans un cinéma + ressasser les mêmes histoires de coeur tortueuses et torturantes encore et encore + réaliser deux mémoires + organiser 2 soirées à 5000 personnes + être diplômée + chercher un job et comme j’en trouvais pas en inventer un +  partir pour la première fois (mieux vaut tard que jamais) de la maison familiale et  emménager dans ma « petite » colloc ET pour finir; tirer un trait propre, clair et définitif sur mes vieux démons amoureux sans fin.

Okay, cool. Peace, quoi!

2013, c’est décidé, je dors, je bois des verres avec les potes, je lis des livres et je vais au ciné pèpère! (en tous cas je fais ça beaucoup plus qu’en 2012… Pour le coup, depuis quelques semaines, c’est pas trop mal parti)

Non, mais, c’est vrai, quand même, qu’on se le dise, j’en ai (un peu) chié. Bien-sûr, rien de grave, mais quand même parfois c’était pas SI cool que ça. Mais maintenant, j’ai beau chercher, à part la pluie, vraiment, il y a pas tellement de trucs qui m’ennuient. (La Rime de DIIIIINGUE) Bon après c’est assez ringard le concept d’être heureux donc parfois je râle quand même un peu.

Je deviens une adulte, t’sais!  Tu vois blogounet , cette transition de vie que je vis à l’instant même, peut-être résumée par une seule et simple image; sur mon évier il y a un pot de crème « contre les premiers signes de vieillissement » (on est jamais trop prudent) et à côté un bon vieux tube peau jeune « combat les impuretés ». (Sexy-de-chez-sexy ces détails épidermiques, isn’t it?) Soit, par cet interlude de cosmétologie, je veux signifier que FICHTRE c’est étrange d’être une baby adulte. On est entre deux.

Etrange MAIS pas si désagréable. Avant quand j’étais jeune, (il y a AU MOINS 3 mois) j’avais quand même un peu peur de tout (mais je fais bien semblant). Je croyais que mon bonheur était ailleurs et je passais des heures à repenser le passé et surtout à rêver à un potentiel futur qui n’avait aucune autre raison d’être que d’être une illusion. (j’écris 2 fois être et en plus ça veut rien dire, – Jehanne Bergé, Prix de Littérature-) Ce que je veux dire, c’est qu’avant, j’attendais que tombe le miracle et maintenant plus.  J’essaye (j’ai bien dit j’essaye) de plus (+) profiter, de plus (+) agir et de moins rêver. MAIS parfois, c’est pas si facile. Et il y a encore du progrès à faire, mais bon je fais déjà des petits efforts…

Bref, ça roule, quoi! Encore deux, trois trucs à régler et peut-être qu’un jour prochain, je deviendrai une femme. (Bon, okay, j’y suis pas encore complètement voire pas du tout, mais ça viendra bien…)

Si toi aussi, tu as passé une année 2012 en te disant beaucoup trop souvent « j’ai envie de me pendre », tape dans tes mains…. Mais pour 2013, je te souhaite l’amour, la santé, la douceur. MAIS N’IMPORTE QUOI! Je te souhaite de penser à toi, de faire tes trucs pour toi, de t’éclater et de pas penser à demain.

Signé: Punk Jehanne.

ps: Autre observation ( complètement rien à voir) concernant mon adulterie naissante, bien plus terre à terre celle-ci: je kiffe le fromage plus que jamais. Voilà, c’est dit. Tu t’en fous. Moi pas. Un jour je me transformerai en tartine de comté ou en boule de mozzarella. Tu es prévenu.

C’est sur cette note philosophique que je te quitte bloguichou. M’en vais acheter des speculoos et des mandarines pour mes collocs (CHUT, dis pas que c’est moi, ils croient encore à Saint-Nicolas!) A bientôt!

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* Toujours aussi incapable d’écrire ç en majuscule…