MUSTANG: la claque.

Salut le blog,

Je vais pas m’improviser chroniqueuse-de-je-sais-pas-quoi. Mais SI par hasard tu lis ceci, suis mon conseil: cours voir Mustang au ciné.
C’est l’histoire de cinq sœurs dans un village reculé de Turquie. Elles sont belles, elles ont soif de vie et de liberté. Je veux pas te dire plus. Parce-que ce serait gâché la surprise et la beauté.
Juste vas-y.

Vraiment.

Voilà, c’est tout.

Bisou.

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Un petit tour à Istanbul.

Bon, t’inquiète, je vais faire court. Peu de choses m’ennuient plus que les récits de voyage (souvent bien mal écrits). Cependant, je me disais que ce serait chouette de partager un peu de ce que j’ai découvert avec toi (qui lis ceci) pour peut-être te donner envie de partir là-bas ou juste faire voyager un peu ton esprit.

Mise en bouche

Qu’on se le dise, Istanbul, c’est plutôt cool. C’est grand et beau. La ville (côté européen) est traversée par le Bosphore, cette partie du Bosphore est appelée la Corne d’Or la vue d’un côté comme de l’autre de celui-ci est parsemée de minarets. Souvent, ça sent le narguilé et parfois un peu les épices. Il y a des vendeurs ambulants de jus d’orange frais, de simit (des sortes de bagels mais en 10 fois moins cher), de fruits, de marrons chauds, de fish bread, de maïs, de thé. Il y a des marché couverts, les Bazars, ils sont énormes, de vrais labyrinthes, on y trouve de tout, des épices, des téléphones, des chaussures, c’est un peu le chaos. Il y a des petites ruelles qui s’entremêlent, qui montent et qui descendent. Il y a plein de quartiers différents et autant de visages et de facettes à découvrir. Il y a pas un Istanbul mais des Istanbul. Il y a une ville, 3 rives et 2 continents.

Le quartier carte postale

D’abord, (faut bien commencer quelque part), il y a le quartier hyper touristique de Sultanhamet, on y retrouve la Mosquée Bleue et Sainte-Sophie (les deux se toisent et se répondent), juste derrière trône le palais de Topkapi (un peu la version ottomane de Versailles). La journée, on y croise des femmes complètement voilées venues des émirats, des cars remplis de chinois, des touristes allemands, français, russes. On y mange mal. On se fait accoster toutes les 2 minutes. On s’y sent un peu concontouristecucu. Par contre, une fois la nuit tombée, quand retentit le dernier adhan, (l’appel à la prière), les rues se vident des touristes et l’atmosphère changent complètement. Le quartier est désert et alors s’offre à toi un spectacle d’une poésie sans égale: des mouettes débarquent en nombre et se mettent à tournoyer autour des minarets de la Mosquée Bleue, se mutant alors en étoiles filantes dans la nuit noir. Le temps se suspend.

Il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure.

A Istanbul, on marche, on se perd dans les ruelles de la vielle ville mais on peut aussi prendre le tram qui traverse la Corne d’Or via le pont de Galata (pont depuis lesquels les pêcheurs font ce qu’ils font de mieux, c’est à dire pêcher).  De l’autre côté, on arrive dans l’Istanbul dite « moderne », dans le district de Beyoğlu. Tout en haut de la butte (Istanbul est en fait formée de collines) il y a Taksim, connue pour ce qu’on sait. Cette partie de la ville grouille de monde. C’est immense, c’est la vie. Des magasins ouverts toutes la nuit, des clubs, des bars et de la musique partout. Istiklal Caddesi, dans le prolongement de Taksim, est une rue immense remplie de monde de jour comme de nuit. A gauche de cette autoroute piétonne, les gens vont dans un sens, à droite de la rue dans l’autre. La rue neuve à coté c’est un petit chemin de campagne. Perpendiculairement à cette artère, une myriade de ruelles bondés au 1001 clubs et des bars de tous les styles pour tous les bords: petits concerts de jazz, chaude soirée aux rythmes des balkans, bar latino, club de punk, boîte gay. Il y a de quoi être enivré(e).

Après le Nirvana Festif, Retour au Calme.

Revenons à ce cher Bosphore, le coup de foudre a été immédiat. Gros potentiel romance. S’allonger le long de ses berges le vent dans les cheveux. Dé-bouchonner une petite bouteille de vin (un produit qui est d’ailleurs complètement hors de prix) et regarder le soleil se coucher sur la rive d’en face. S’asseoir à l’une des terrasses un peu bobo du quartier portuaire de Besiktas en buvant un petit verre entouré de gens beaux et incroyablement lookés. Observer ses eaux plonger au loin dans la mer de Marmara.

Une ville. Deux continents.

Faisant face à l’Istanbul côté Européen, se tient à 3 km, la rive Asiatique. Lointaine et calme. Il est possible (et fortement recommandé pour ton petit plaisir) de monter dans un bateau et de voguer entre les deux continents, en passant de l’European Side à l’Asian Side en quelques instants….

La rive asiatique est plus calme, moins peuplée. D’aucuns la disent plus pauvre, ça ne m’a pas frappé, moi, je dirais plus douce. Le rythme y est plus apaisant. On s’y promène, on y boit un thé à la pomme à l’ombre des arbres. On y trouve des petites boutiques vintage, des magasins bios, des petits ports de pêcheurs. Rares y sont les touristes. Il y fait bon vivre, loin de l’agitation de la ville.

Outre le bateau, le Bosphore se traverse aussi… en métro (sous un tunnel de 13,6km immergé par 60 mètres de fond)! Le Marmaray relie les deux rives en 4 minutes. Je n’avais jamais vu d’aussi longs escalators pour sortit d’une station, je me devais de souligner ce détail).

Marche solitaire.

Avancer à l’aveugle dans les rues, rentrer dans les mosquées, s’y reposer un peu, discuter avec les gens, apprendre des trucs, prendre un peu sur soi, se perdre, tourner en rond, regarder les chats errants tourner autour des poubelles, avoir chaud mais sentir toujours cette délicieuse brise venant du Bosphore te caresser la peau, goûter des trucs aux amandes, s’endormir dans un parc, baragouiner « Tesekur ederim« , s’interroger quant au sort de tous ses réfugiés syriens qui mendient dans les rues. Observer un pays de contraste. Des traditions religieuses  et une modernité éclatante. La fougueuse jeunesse, les discussions politiques enflammées et désabusées, les appels à la prière, et tout le reste aussi.

Voilà, je m’arrête ici.