Mauvaise nouvelle pour les ninetiseurs

Pardon, j’ai quelque chose à te dire qui va te faire te sentir vieux. Le single Wannabe des Spice Girls a 20 ans. 20 ans putain. Okay, je te laisse deux minutes pour t’en remettre. Je sais, ça fait un choc.

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« Il y a 20 ans c’était les années 80 ». Toi aussi tu te dis ça pas vrai ? Bhen non mon vieux, il y a 20 ans on était en 1996 et 5 jeunes anglaises appuyées par des gens pleins de frics sortaient l’un des plus grands tubes de l’histoire : Wannabe.

Yo, I’ll tell you what I want, what I really really want,

So tell me what you want, what you really really want,

I wanna, I wanna, I wanna, I wanna, I wanna really really really wanna zigazig ha.

Chez moi, à 7 ans (presque 8) ça donnait plutôt : yowaniwaniwantwaniwiniwniwant. Soit. Je faisais des couettes blondes pour ressembler à Baby Spice et je me déhanchais de toute mes forces en montrant mon nombril. (En vrai, j’étais triste parce que mes copines voulaient toujours que je sois Emma quand on imitait les chorés dans la cour de récré mais moi je préférais Geri, elle était plus sexy).

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Les Spice Girls m’ont fait rêver. Leurs posters tapissaient ma chambre et mon album panini Spice était ma passion numéro 1. Tiens, j’me souviens même que j’avais un magnifique taille crayon à leur effigie.

Un jour, mes parents ont été assez fâchés parce que je voulais des buffalos Spice Girls. J’ai pleuré, tapé des pieds, boudé et je les eu. Les talons faisaient 1/10 de ma taille, je me cassais la gueule toute les deux minutes mais j’étais heureuse comme jamais. (Je n’en reviens quand même pas qu’ils aient accepté que je porte ça).

Et puis, il y avait aussi des sucettes avec leurs visages dessinés dessus et des autocollants dans le paquet. Oh, ça, je kiffais sa mère (Quand t’y penses c’est quand même un peu pervers que des enfants sucent des têtes de bimbos, nan?)

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En écrivant ce billet je découvre qu’il y a eu des poupées, des tasses, du déodorant, du soda, des appareils photos, un jeu vidéo sur playstation, des verres, des vêtements, des chips et même un scooter. Tcheu, pourquoi j’étais pas au courant ?

Ouais, faut bien l’admettre, question marketing, elles (enfin l’équipe qui se cachaient derrière elles) ont fait fort. Très fort. Rien qu’en 1996, chacune aurait amassé une fortune évaluée à plus de 45 millions de dollars. Pas mal.

Alors ouais, certains diront qu’au final c’était juste un gros coup de pub plein de frics et qu’elles savaient même pas chanter mais je m’en fous pour moi les Spice Girls c’était mes amie imaginaires, mes idoles et mon groupe préféré-du-monde-entier. C’tout.

Malheureusement, un jour triste, le Spice World s’est écroulé. En 1998, Geri quitte le groupe (OH MON DIEU). C’est le début de la fin. Le règne fut bref mais ô combien mémorable.

Bref, il y a 20 ans en 1996 sortait Wannabe. J’avais sept ans et des étoiles dans les yeux.

Désolée pour le coup de vieux.

Ps : si ça te dis tu peux liker la page de mon blog bébé. Kiss Love Flex et Girl Power. https://www.facebook.com/unjourjetiendraiunblog/

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Un beau beau beau projet: Refugees for Refugees

Salut toi!

Aujourd’hui, je veux te parler d’un projet qui mérite que tu ouvres tes yeux, tes oreilles et puis même ton portefeuille (enfin si ça te dit). Il s’agit de Refugees for Refugees: un album enregistré par des musiciens virtuoses mais réfugiés ici, à Bruxelles. Voici donc, un peu de musique et d’humanité.

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Je t’explique. L’asbl Muziekpublique est un organisme de diffusion de musique du monde: ils organisent des concerts, des cours et produisent des albums. Ils se battent au quotidien pour mettre en avant des musiciens du monde entier. Leur petite salle située au Théâtre Molière, à côté de la Porte de Namur est une véritable fenêtre sur le monde. Un lieu d’échanges et de découvertes.

Aujourd’hui, ils ont lancé une bien belle idée: l’enregistrement d’un CD avec des musiciens réfugiés issus des récentes vagues d’immigration. Ils ont rassemblé une vingtaine de virtuoses venus de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, du Kazakhstan, du Tibet… Ensemble, par la musique, ils pourront s’exprimer sur leur vécu, leur histoire, leur culture. Et nous la transmettre, la partager.

A l’heure, où les extrémismes de tous bords atteignent des sommets, où la peur de l’Autre, de l’étranger, de celui qu’on ne connait pas provoque le repli vers l’obscurantisme; il est plus important que jamais de soutenir ce genre d’initiative d’ouverture et de ponts entre les cultures et les traditions.

Ces musiciens ont quitté leur terre pour leur survie armés de quelques bagages et de leur instrument. Muziekpublique, à travers ce projet les aide à reconstruire leur vie et leur réseau ici en Belgique.

Ces artistes seront rejoints et soutenus par des musiciens habitant en Belgique depuis plus longtemps, ou nés ici, dans une optique de partage et de rencontre.

Dans cet album, nous retrouverons:

Tamam al-Ramadan (ney, Syrie),  Khaled al-Hafiz (duff, chant, Syrie), Tareq al-Sayed (oud, Syrie), André Bakhach (violon, Syrie), Fakher Moudallal (chant, Syrie),  Shalan Al-Hamwy (violon, Syrie), Mohammad Al Fekhrani (violon, Irak),  Hussein Rassim (oud, Irak),  Hazem Faris (violon, Irak), Jahida Wehbe (chant, Liban, guest), Asad Qizilbash (sarod, Pakistan), Aman Yusufi (dambura, Afghanistan), Moharram Bola (flutes, Afghanistan), Arken Mänsur (ghijak & dutar, Kazakhstan), Norbu Tsering (dramyen, Tibet), Kelsang (dramyen, mandoline, chant, Tibet) et Dolma (chant, Tibet).

Muziekpublique a organisé un crowdfunding pour pouvoir financer le projet, en dix jours, ils sont déjà à 70% de la somme espérée, c’est génial (on ne vit donc pas dans un monde si pourri), mais il faut continuer à soutenir le projet: http://www.kisskissbankbank.com/refugees-for-refugees

Je voulais juste te dire ça, ça me tenait à cœur, donc voilà. Puis, au fait, n’hésite pas à passer le message à ton voisin!

A bientôt!

Et juste pour le plaisir, voici Kelsang qui vient du Tibet: