Digression

Coucou le blog,

Jeudi passé, deux fois dans la même journée, j’ai reçu un mail commençant par « chers futurs parents », alors, oui, on s’en fout mais bon quand même ça m’a fait un petit truc bizarre. Tu sais, je me sens encore complètement ado alors quand je réalise que je suis la nouvelle cible des vendeurs de couches-culottes et des promos enmenenez-vos-tout-petits-à-Disneyland-Paris bhen je me dis qu’il y a comme un bug. Je sais pas trop ce qui s’est passé, l’espace-temps s’est comme accéléré. Ces deux dernières années, il y a comme plein de trucs qui ont changé. Je le vois bien autour de moi; être en couple stable avec des projets et-tout-et-tout ça devient la norme. Très loin de moi l’idée de rejeter ça, mais bon, je sais pas, les concessions, le partage, l’engagement, j’ai comme l’impression que c’est pas encore pour moi. Puis, je me pose pas mal de questions sur l’amour et ses limites; l’attirance sexuelle, l’amitié, la tendresse, le désir, l’accomplissement de soi. On va pas se mentir, j’ai pas grandi avec une image du couple des plus tops alors oui ça me fout les boules les disputes, les déchirements, les colères. La stabilité affective c’est pas mon fort dans la vie, je travaille dessus mais il en reste que quand j’ai le coeur qui s’emballe c’est la boite de Pandore qui explose. Puis, j’en sais rien, je crois que j’attends trop de tout ça. Ça doit être un truc d’enfants de divorcés ou je sais pas, mais si l’union doit exister alors il faut qu’il soit sacré. Être à deux c’est pas si facile alors pas de place au bofbof, un chef d’oeuvre sinon rien (du coup c’est souvent rien). J’ai beau essayer de me contenter du quotidien il y a un truc en moi qui me dit que quitte à se lancer alors autant espérer les sommets. Mais, le hic, c’est qu’au plus haut tu montes, au plus la chute est dangereuse. (Ouais) Et puis, la passion c’est éreintant et le plus triste c’est qu’un beau jour ça fini par passer, et c’est là que ça devient difficile à gérer.
L’amour, parfois, c’est de la crotte en boîte. Ça te retourne le cerveau et te pique le coeur.
Et puis, est-ce que mon compagnon de vie est forcément la personne avec qui j’ai envie de me réveiller tous les matins? Est-ce qu’un beau jour, j’arrêterai  de me poser des questions? Est-ce que j’ai envie d’arrêter de me poser des questions? Est-ce que choisir une personne c’est renoncer à toutes les autres? Est-ce que j’aurai l’honnêteté intellectuelle de dire « je t’aime » ou « je t’aime plus »? Est-ce que l’amour c’est être amoureux ou c’est aimer? Comment font les autres pour vivre avec tant de légèreté? Est-ce qu’on peut s’aimer toute la vie? Est-ce qu’on peut tourner la page pour de bon? Quid de l’ultime connexion? Et puis bon, en fait il y a l’autre aussi avec ses névroses (qui se ressemble, ça s’assemble), on fait comment pour gérer ça? Toujours ces fucking questions.

Bref, jeudi j’ai reçu deux mails qui commençaient par « chers futurs parents ». La suite n’est que digression.

Voilà. (Sinon, en fait, moi ça va et j’espère que toi aussi.)

Bisous,

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LES MECS (ou la grande histoire de la peur de l’engagement)

Chers garçons,

Je ne vous comprends pas (et qu’on se le dise, je suis loin d’être la seule à ne pas parvenir à décrypter vos comportements chelous).

Il semblerait qu’il y ait un truc qui vous effraie plus que tout, un machin qui guide votre vie sentimentale, une règle que vous ne transgressez  jamais ou presque, j’ai nommé: l’engagement.

Nous les filles, en tout cas, nous certaines filles,  (loin de moi, l’idée de me faire la porte parole de la gente féminine) quand on passe du temps avec vous, les garçons, les hommes, les individus mâles, les porteurs de chromosomes Y, qu’on partage plusieurs moments de suite, qu’on commence à avoir envie de vous écrire, de vous raconter « la fois où à 5 ans et demi on est tombée du toboggan devant toute la cour de récré et que depuis on a une cicatrice au genou », qu’on pense à vous souvent, qu’on a envie de vous voir, d’aller au resto, au ciné, de se réveiller à vos côtés, de vous réconforter, de faire des blagues, de vous embrasser, de vous donner la main, de vous faire des câlins… Bref, quand on commence à bien vous aimer, bhen on se dit que c’est cool, que ça arrive pas toutes les trois minutes et que donc autant en profiter un peu. Vous nous faîtes la cour, vous vous confiez, vous laissez entrevoir vos failles et vos faiblesses et pendant ce temps, nous, malgré notre lutte intérieur, on se dit que c’est chouette et on commence à se demander de quoi demain sera fait.

Et puis, d’un coup, d’un seul, ça devient tendu. Votre radar à engagement tire la sonnette d’alarme, et c’est à ce moment critique, que vous nous lâchez un bon vieux « je peux rien te promettre ». Heu… Est-ce qu’on vous a demandé une promesse? Est-ce qu’on vous a parlé de mariage, d’appart ou d’enfants?  C’est quoi votre problème, on laisse tomber nos barrières, on s’attache à vous malgré nous et là boum badaboum, vous prenez  peur? Vous paniquez? Vous croyez qu’on attend quelque chose? Okok, on comprend, vous avez besoin de votre petit confort, de pouvoir vivre dans vos petites affaires sans que votre monde soit bouleversé, sans trop remettre vos petites habitudes en question. Nous aussi vous savez, on aime notre petit cocon, on est pas prêtes à laisser rentrer le premier des paumés dans notre zone de confort, cependant on est capable de prendre sur nous et de se dire « bha c’est cool on peut essayer »…. Essayer ne veut pas dire vivre accrochées à vous jusqu’à la fin de nos jours, essayer  = essayer, c’est à dire, voir si ça marche, se donner la chance d’y croire. Bande de boulets, va, vous comprenez rien à rien. (Ouais, je m’énerve!) A force de tomber sur des mecs comme vous, incapables de prendre une décision, dont le refrain de base est « on verra », et bien on devient des peureuses de l’amour, notre armure anti-connards s’épaissit de 10 couches et on est encore moins prêtes à laisser tomber les armes. A force de vous fréquenter, on devient comme vous, un animal peureux et frileux, incapable de penser à plus tard que demain. Cependant, quand on se retire de vous, qu’on met les distances, vous semblez tout perdu, vous réalisez votre bêtise et vous revenez au galop. Le jeu du chat et de la souris ça vous connaît bien. Vous deviez être fan de Tom and Jerry ou je sais pas trop…

Alors, chers garçons, si j’ai un conseil à vous donner, si vous avez entre les mains, un chouette brin de fille, la laissez pas filer, même si on fait genre on en a rien à foutre, en vérité un rien nous touche, donc si elle vous plaît, dites le lui et faites lui savoir même si vous avez peur et que vous planquer dans votre bulle est plus confortable. Personne n’est sur à 100% de ses sentiments, ni vous ni nous mais on a qu’une vie, c’est quand même un peu débile de s’empêcher sans arrêt de vivre ou de de dire des trucs par peur que l’autre croit qu’on le kiffe plus que blablabla… Fin bref, à force de faire gaffe, on est pas prêts de vivre grand chose. (Oui, je sais, je ferais bien de suivre mes propres conseils…)

Bon sur ce, je m’arrête ici. Tendres Bisous à vous chers connards.

 

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ps: ceci est un billet pas la véritable histoire de la vraie Jehanne. (Non mais je voulais être quand même certaine que c’était clair).