Un petit tour à Lisbonne

Coucou le blog,

Je suis déjà en train de préparer le voyage suivant et voilà que je me rends compte que je t’ai rien expliqué du précédent. Et pourtant… Je peux te dire qu’en mars je filais un drôle de coton, j’avais un peu le moral dans les talons (OUI je sais je mélange deux expressions), du coup ces quelques jours un peu fous dans la capitale portugaise m’ont reboosté pour de bon.

Bon d’abord, faut que tu saches que je suis partie toute seule comme une grande, avec le coeur un peu cassé et avec plus vraiment l’envie d’y aller. Voyage en couchsurfing. Aucuns plans. Zero préparation. Zone de confort en mode off. Un voyage comme je les aime, quoi!

Bref, un soir, je m’en vais retrouver P., mon futur hôte qui (m’a t-il dit) m’attendrait sur sa moto à l’aéroport (je croise les doigts)…

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Bye-bye Bruxelles. (ça méritait bien un petit selfie)

Je débarque à Lisbonne, la nuit est claire, l’air est doux et là boumbadaboum on se reconnaît lui et moi. Hé hé, je suis un peu gênée. Il parle beaucoup. De ses voyages. De ses enfants. J’essaye de me concentrer.

Sur le trajet, je regarde le paysage et je souris.

On arrive dans un appartement de dingos-megalos à la deco vintage de haut vol. Le mec est artiste et a manifestement du goût pour les belles choses. Je fais des « Oh, waouw » toutes les deux secondes. Je découvre ma chambre; un joli petit lit avec une couette à fleurs et là je me dis qu’en fait ça y est je suis au paradis. Il est 1h du matin, j’ai quitté Bruxelles depuis 6h et je me souviens déjà plus pourquoi je trouvais la vie si compliquée.

On papote. On boit du chaïe latte ramené d’Inde avec des speculoos de Bruxelles. C’est la nuit. Et c’est quand même chouette.

Le lendemain, je me réveille. Je ne trouve personne dans l’appart. Je décide d’explorer le quartier à la recherche d’un petit déjeuner. (Évidemment), je me perds. Je cherche la terrasse parfaite où déguster un petit café en vain, je finis dans un supermarché. A la caisse, je me rends compte que je sais même pas dire merci. Alors, je souris tant que je peux pour quand même avoir l’air polie.

Je marche un peu vers n’importe où quand je finis par arriver dans le centre ville. Au loin, j’entends mon prénom. Fichtre, quel hasard, je croise P. assis à une terrasse. On a les mêmes lunettes de soleil. C’est rigolo.
Avant tout je lui demande comme on dit merci: « obrigado ».

Voilà, le voyage peut commencer.

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Vroum. Vroum. (et oui c’est un peu flou)

Je découvre le quartier de Belèm, avec la tour éponyme bien connue où rodent beaucoup de touristes. La Torre a servi de tour de contrôle maritime pendant des siècles. Elle est un symbole de l’épopée portugaise sur les mers du monde. À Belèm se trouve aussi le très moderne Centre Cultural. Cet immense complexe est à ce que j’ai compris the-place-to-be en matière d’arts contemporains sous toutes ses formes et toutes ses disciplines.

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La Torre de Belèm

Avec P., on se balade toute la journée. On se raconte nos vies. Nos faiblesses, nos rêves, nos doutes. Il y a le soleil, on oublie un peu de manger mais pas de boire du vin. Résultat à 17h, je dois faire preuve d’une concentration inouïe pour l’écouter. Alors, je fais ce que je fais le mieux, je me tais et j’observe. Ça donne un air calme et tranquille. (fourberie c’est juste un bon plan pour se reposer)

Le soir, après encore quelques apéros, P. me présente à ses amis. On se retrouve dans le quartier du Bairro Alto pour manger et puis boire (voire surtout boire). A toi qui lis ceci, j’aimerais te donner des petites adresses de fousfous mais tu vois, le HIC (oulaaaaaa, LE jeux de mots de dingo), c’est que je m’en souviens pas.

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Apéro avec vue.

Ce que je sais c’est qu’on a mangé de la cuisine du Cap-Vert. Et du coup, la petite bande de joyeux m’a rappelé l’histoire du passé colonial du Portugal. D’ailleurs les portugais parlent beaucoup du Brésil, tout le monde a un copain là-bas. Et moi, je me suis sentie nulle de pas bien connaître tout ça.

Entre deux verres, une amie de P. m’explique qu’elle est psychologue et agent immobilier. Je la regarde un peu interloquée. Elle me dit qu’avec la crise, on a pas le choix. Faut se débrouiller. C’est comme ça. J’apprends que 700 euros par mois pour un temps plein c’est une bonne moyenne. Et là, je rigole plus trop. Ils m’expliquent que tout le monde se débrouille comme il peut. Ils font avec des petits riens. Ils créent une économie en marge de L’Economie. Ils rajoutent que depuis qu’il y a Ryanair les touristes arrivent en masse, aujourd’hui, le pays est très à la mode mais ça n’a pas toujours été le cas. Le Portugal a été longtemps la terre oubliée de notre bonne vieille Europe. Et puis, il y a eu la dictature qui a perduré jusqu’au milieu des années 70…

Tcheu, ma vision idyllique en prend un coup. C’est sur qu’avec mon salaire du Nord, 0,80 euro pour un café c’est la grosse teuf ce pays, mais bon quand tu remets les choses dans leur contexte, c’est un peu moins marrant.

Mais pas de raisons d’arrêter la fête pour autant. Nous voilà répartis dans le dédale des rues lisboetes. Les montées puis les descentes. On se retrouve rua da Atalia, une main m’attrape et me tire par l’épaule. Nous entrons dans un tout petit bar recouvert de vieilles photos. Une dame chante. C’est le fado; le chant traditionnel portugais. Les yeux de mes camarades pétillent. Ce chant de la saudade célèbre la mélancolie avec force et nostalgie. J’apprends que le fado raconte l’histoire des femmes qui voient leur amour partir en mer mais il conte aussi la vie dans des différents quartiers de Lisbonne établis autour des sept collines de la ville  (quand je te disais que ça monte et ça descend).

La nuit se poursuit dans un drôle de bars rempli de drôles d’hipsters en train de faire un drôle de karaoke. J’essaye de me concentrer le plus que je peux pour enregistrer cette scène. On me dit qu’ils bossent presque tous à la télé mais je t’avoue que la télé portugaise, moi tu sais…

Et puis finalement, on se retrouve rua Nova do Carvalho, une rue peinte en rose bordée de clubs en tous genres, j’ai nommé la Pink Street. Dernier verre devant un groupe live. Mes yeux finissent par se fermer. Il est temps de rentrer.

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Petit déjeuner de roi

Lendemain douloureux. Petit déjeuner dans un de ces petits jardins ombragés un peu secrets à l’arrière des cafés.
Je goûte enfin, la fameuse Pastel de nata (rien que le nom fait saliver, pas vrai?). Cet espèce de flan sur pâte feuilleté fond dans la bouche. Soupoudré de cannelle, il est complètement divin. Accompagné d’un café c’est le bonheur. Le vrai. D’ailleurs, le soleil me caresse un peu la peau et je ne peux empêcher un petit  « I’m happy » de sortir de ma bouche. P. sourit.

En route pour le quartier de l’Alfama, emblématique du vieux Lisbonne. On y voit des vieux trams jaunes (ceux des cartes postales), des minis ruelles, des petits patios fleuris, des cafés en mouchoirs de poches, des musiciens de rues, des touristes  (bha oui tu penses bien). On me raconte que chaque année au mois de juin on fête la Saint Antoine par une grande procession. Il parait que c’est la teuf comme jamais. Tous les mardis et samedis, sur le Camp de Santana Clara c’est le marché aux puces.

Dans toutes les rues de Lisbonne ou presque on peut admirer deux types d’ornements les Azulejo et le Street Art. Les premiers sont composés de carreaux de faïence vernissée et colorée. Ils sont présents partout, sur les façades, dans les jardins, sur les églises… Ils font ressortir la lumière de la ville. À côté de ça un peu partout on peu retrouver des magnifiques œuvres de Street Art. Les fresques délirantes donnent à la ville un dynamisme absolu. Depuis 2008, la municipalité soutient cette forme d’art. Les artistes ont ainsi la possibilité d’exprimer leur créativité en collaboration avec le service de l’urbanisme et ce, pour plus grand plaisir des promeneurs curieux.

Je ne t’ai pas encore parlé de la plage. Parce-que oui à quelques kilomètres de Lisbonne il y a des kilomètres et des kilomètres de plage. On y croise beaucoup des surfers. Début mars, on pouvait déjà se baigner. Des bars à mojito. Des bbq. Le soleil. L’océan. (Bon, j’arrête  je vais pleurer).

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Seaaaaaa, Seeeex and Suuuuun

En parlant d’eau, on ne peut écrire sur Lisbonne sans mentionner le Tage. Le fleuve borde la ville avant de se jeter un peu plus loin dans l’océan atlantique. Face à Lisbonne, sur l’autre rive du Tage se trouve Cacilhas, on peut s’y rendre en bateau depuis Cais do Sodre pour 1 ou 2 euros. La traversée ne dure que 10 minutes. La vue sur Lisbonne depuis l’autre rive est imprenable. Et puis, c’est agréable de changer d’air. Enfin, Cacilhas n’est pas en reste en matière de Street Art. C’est l’occasion de faire une belle ballade le long de l’eau et des entrepôts désaffectés. Vague à l’âme garanti.

Question bouffe, il y a de quoi faire aussi. De délicieux poissons grillés et toutes sortes de fruits de mer (sans oublier la morue cuisinée à ce qu’on dit de 365 façons). Puis aussi, j’ai mangé quelques fois des délicieuses sopa de légumes (bien plus épaisses et nourrissantes que nos soupes-à-la-belge) accompagnées d’espèces de bigs croque-monsieurs qu’on sert un peu partout à toute heure.
Mon coup de coeur culinaire  (hormis bien sûr les Pastel de nata et ses autres petites copines-patisseries-du-genre) va pour un fromage à pâte molle onctueux et délicieux; le Queijo da Serra, ça avec un verre de vin blanc = dacc-je-reste-ici-toute-ma-vie. D’ailleurs, en matière de vin, le Portugal s’en tire vraiment drôlement bien…

Bref. C’était chouette. Et voilà, maintenant, je suis jalouse dès que j’apprends que quelqu’un y va. Parce-que en vrai mon rêve c’est un peu d’être un chat et de dormir sur ses toits.

Bon voyage si t’y vas un jour. Tu m’en diras des nouvelles.

Prochaine étape: le Liban, le mois prochain. (Ça me donne des petits papillons rien que d’y penser, d’ailleurs toi qui lis ceci, si jamais tu y as déjà été et que tu as de belles idées…)

A bientôt,

ps: faut quand même que je te dise que j’ai eu la chance de tomber sur P., un petit bout d’humain qui profite de la vie et qui le partage comme j’avais rarement vu avant. Et ça m’a ému. Et voilà, depuis, j’essaie d’un petit peu faire comme lui…

ps2: si tu veux tu peux liker la page https://m.facebook.com/unjourjetiendraiunblog (parce-que comme tu vois un jour je me suis dit que « un je tiendrai un blog » aurait une page facebook).

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Le couchsurfing

Coucou le blog,

Depuis quelques temps, je n’ai plus qu’un mot à la bouche. J’en parle à tout le monde, tout le temps…. Alors, aujourd’hui trêve de rêveries et jolis mots, je vais te raconter quelque chose de très terre à terre sans beaucoup de poésie.
Tu le sais, j’aime voyager, rencontrer des gens, sortir de ma zone de confort et me laisser surprendre. Et bien, tout ça, se retrouve dans ce truc dont je vais te papoter aujourd’hui, j’ai nommé: le couchsurfing. Tadaaaaam.
Tu sais, c’est ce site, qui réunit des gens prêts à accueillir chez eux gratuitement  des voyageurs du monde entier (sur le canap’ du salon, dans une chambre d’amis ou sur un bout de matelas) ou bien simplement des habitants motivés pour faire découvrir leur ville et leur culture au travers d’une ballade ou autour d’un café. Le voyageur envoie des « requests » et  l’hôte qui veut bien et qui a le temps de l’héberger lui répond par la positive. Mais il est possible aussi de rédiger « un voyage public » dans lequel on decrit ce qu’on vient faire et ce qu’on recherche et là ce sont les « locaux » qui contactent la personne directement pour lui proposer de quoi. Chacun a un profil où il se décrit un peu et explique ce qu’il attend de l’expérience couchsurfing. (On va pas se mentir, question originalité on repassera, tout le monde écrit plus ou moins la même chose du style « J’adore voyager et rencontrer des gens est une expérience totalement AMAAAAZING »). Puis aussi, les membres ont des références, laissées par leurs hotes/invités du passé, des sortes de commentaires pour voir un peu à qui tu as à faire (si t’as pas de référence  t’es un peu un Vade retro satanas de la communauté). Les commentaires sont quand même souvent très positif. (C’est sur que si quelqu’un t’accueille chez lui, tu vas difficilement te plaindre parce-que il y avait des poils dans la douche ou qu’il est un peu bruyant le matin.) Après, il est important d’être honnête pour prévenir (et donc protéger) les futurs voyageurs d’éventuels comportements zarbi. En se « recommandant » les uns les autres on s’entraide à obtenir la confiance de nos futurs hôtes/invités. Des mésaventures ça arrive, du coup, c’est quand même mieux d’être prudent et de bien choisir ton futur correspondant (c’était le conseil de tatie Jehanne)… Après, moi je crois que si tu cherches juste un lit gratis (surtout si t’es avec tes potos) l’expérience risque de moins bien se passer par contre, si tu arrives sans plan et sans attente alors tu ne peux que te laisser surprendre et BOUM c’est là que la magie happens. Aussi, dans chaque ville, des rencontres entre membres couchsurfing sont organisées. C’est un chouette moyen de découvrir du nouveau monde; souvent des gens amoureux du voyage et de l’aventure… Bref, le couchsurfing, c’est un peu aller dormir chez un pote sauf qu’en vrai c’est pas vraiment ton pote (du moins pas encore).

Au début, j’étais un peu septique à l’idée d’aller chez des inconnus (surtout toute seule), me disais que c’était soit un truc d’hippies, soit, un truc un peu chelou. Bref, j’avais jamais testé, du coup, comme souvent, j’imaginais des trucs dans ma tête au lieu de les vivre vraiment. Puis, un jour, tandis que j’étais de l’autre côté de l’océan, j’ai tenté l’aventure à Ottawa. J’ai rédigé une annonce publique et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un tas de réponses et de propositions de logements (je pouvais même choisir la personne qui me semblait la plus cool). J’étais EUPHORIQUE. Je me sentais attendue dans cette ville où je ne connaissais personne. Bref, un soir, après une journée de stop sous la tempête de neige, j’ai débarqué chez Chris. Et c’était incroyablement chouette et rassurant d’avoir une sorte de référant dans cette ville nouvelle. Pouf, tu débarques dans l’univers de quelqu’un, tu découvres l’endroit où il vit, tu partages ses repas, tu rencontres ses potes, tu apprends à le connaître. Je me souviens mon étonnement de m’être sentie tellement confortable si vite chez ce gars qui m’était encore inconnu une heure avant. A Ottawa, j’ai également été boire un verre avec quelqu’un d’autre qui m’avait contacté et qui me semblait sympa, et c’était chouette de partager du temps avec de nouvelles personnes au lieu de zoner toute seule dans des endroits nuls, du coup, j’en ai appris plus sur la ville tout en découvrant les bars et les restos un peu funky… (Le guide du Routard version humaine: cool, non?) Bref, j’étais enchantée de cette première expérience. Mi-janvier, je suis revenue en Europe avec la ferme intention de voyager plus et plus souvent. Un jour, j’ai décidé de partir à Lisbonne. J’ai mis une nouvelle annonce sur le site de couchsurfing (de nouveau un tas de réponses, plus qu’à choisir la plus chouette proposition), je suis partie en n’ayant absolument rien préparé et j’ai débarqué chez mon hôte comme on arrive chez un vieil ami. Et là, de nouveau, un accueil de foufou, des découvertes de dingues, une expérience humaine géniale. Me suis retrouvée dans des endroits incroyables que je n’aurais jamais soupçonné si j’avais voyagé de manière « classique ». (J’ai d’ailleurs atterri dans la soirée la plus hipsterodecalée de l’histoire de l’humanité). Tu vis la vie de quelqu’un d’autre le temps d’un moment. C’est quand même assez fascinant. Il y a des instants où je me disais « fichtre, Jehanne, concentre toi de toutes tes forces pour jamais oublier cet instant » tellement c’était chouette et marrant. Franchement, je ne peux que recommander ce système. Et puis, ce matin, il y a une allemande qui est arrivée chez moi et je suis super contente, premièrement, de rendre l’appareil mais surtout de montrer ma Bruxelles que j’aime et du coup de regarder ma petite ville avec un regard neuf. Bref, le couchsurfing c’est cool et chouette, en tout cas moi j’trouve (oui, je sais cool et chouette je les ai utilisé 10000 fois dans ce billet mais c’est parce-que c’est VRAIMENT COOL ET CHOUETTE). Juste que parfois, c’est un peu vrai; ça peut ressembler à un espèce de Tinder des voyageurs (ça rime en plus), il y a des gens qui sont assez cash en mode je-peux-te-montrer-la-ville-et-être-ton-plan-cul-du-we (même si la majorité sont vraiment chill et font ça pour l’amour du voyage et pour rendre à la communauté ce qu’ils ont reçu un jour…)

Puis aussi, l’autre jour, je réalisais que dans la vraie vie, ça arrive pas souvent de passer autant de temps avec la même personne, et c’est vrai que pour peu que les orientations sexuelles soient compatibles et que vous vous trouviez pas trop dégueulasses bhen ça peut devenir un rien ambigu mais bon… ça c’est une autre histoire.

Bref,

See you le blog et n’hésite pas à t’inscrire sur https://www.couchsurfing.com/ tu m’en diras des nouvelles!!

LOVE.

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