Bruxelles.

J’ai mal mon cœur quand je vois des titres d’articles du genre « Bruxelles, le terreau du terrorisme en Europe ». Ouais, ça me fait une grosse boule qu’on parle de ma ville comme ça. Alors aujourd’hui, pas de politique-panique, mais un peu de douceur dans ce monde de brutes. Bruxelles, je t’aime, puis je te le dis et je l’écris.

Tout d’abord, faut que tu saches qu’à l’étranger quand quelqu’un prononce BruXel et pas BruSSel, et ben je te défends. Aussi, quand on parle de « guerre entre Flamands et Wallons » (une fois sur deux ils prononcent Vallons) ben, je prends le temps d’expliquer comme je peux qu’au nord il y les Flamands, au sud les Wallons et au milieu il y a toi, Bruxelles et ta tour de Babel. T’es incroyable t’sais avec ta michpopote de langue dans le métro : français, néerlandais, anglais, arabe, portugais, allemand,  turc, espagnol, chinois, pakistanais, polonais, bulgare,… Tu te rends compte de ta richesse ? T’es étonnante, et  même si ton temps est pourri t’es chaleureuse. En plus, quoi qu’il arrive, tu trouves des solutions, fin des compromis. Ouais, t’es parfois absurde, mais c’est ta marque de fabrique. T’as fait de l’autodérision un sport national. T’es contradictoire aussi. T’as tes bourgeois qui roulent en mini, puis tes pauvres qui zonent dans le métro. T’es souvent injuste avec les faibles et tu te caches les yeux. T’es pas parfaite Bruxelles, oh, non. Tu te gentrifies, puis t’es quand même malhonnête.  Mais t’es comme t’es, jamais vraiment solide, toujours un peu entre deux. On va pas se mentir, t’es pas la plus funky, ni la plus jolie. Mais t’es toi, avec ton canal qui a envie de se pendre et tes habitants qui ont bon cœur. Bruxelles, ces derniers jours, c’était pas chouette de te voir avoir peur. On te veut vivante. Qui mange des trucs un peu gras, et  qui boit trop de verres. On te veut EN VIE avec tes peye dans leur bar dés 9h, avec tes bureaucrates pressés sur les grands boulevards, avec tes zonards sur les bancs du centre-ville, avec ta jeunesse éclairée dans les rues d’Ixelles,  avec tes vieux, tes jeunes, tes moches, tes beaux, tes réfugiés, tes gauchos, tes handicapés, tes flamingants, tes artistes, tes étrangers, tes hipsters, tes métissés, tes désabusés, tes bobos, tes religieux de tous bords, tes révoltés, tes cons, tes idéalistes. Avec tous ceux-là, et puis tous les autres.

Presque 2 million de kets qui t’aiment. Penses-y.

Longue vie à toi Bruxelles. Longue vie à toi.

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Expo: Facing Time Rops/Fabre

Le blog,

Tu as jusqu’au 30 août pour te rendre à Namur à la super expo « Facing Time Rops/Fabre ».
www.ropsfabre.be

En 2011, Jan Fabre déclarait: « si je devais voler une oeuvre dans un musée, ce serait la Pornocratès de Félicien Rops »…

Namur, partenaire de Mons 2015, a invité l’anversois Jan Fabre pour une rencontre posthume mais explosive avec le namurois Félicien Rops. Facing Time Rops/Fabre propose un parcours à travers les musées et la ville à la découverte des univers audacieux, provoquant et terriblement poétique de ces deux artistes belges; ces deux enfants terribles de leur époque.

Les artistes

Félicien Rops est né à Namur en 1833 et est mort en France en 1898. A 18 ans, épris de liberté, il part pour Bruxelles et s’inscrit à l’ULB. Il y fonde un journal « Uylenspiegel », journal des ebats artistiques et littéraires. En 1864, il rencontre Baudelaire, dont l’univers l’inspire beaucoup. Les deux hommes deviennent amis. Rops s’installe à Paris. Il ecrit: « Paris vous agriffe par mille côtés et l’on ne sait jamais quitter cette ville endiablée. Et puis, comme « on vit » nerveusement et spirituellement ici ! ». Il y sera un illustrateur recherché par les grands écrivains de sa génération : Barbey d’Aurevilly, Mallarmé, Péladan, Verlaine, etc.

Félicien Rops tire son inspiration des idéologies de cette fin-de-siècle où l’esprit de la Décadence est présent en art et en littérature : prostitution, érotisme, satanisme.

Grand voyageur, graveur et dessinateur invétéré, peintre à ses heures, sportif confirmé, Félicien Rops multiplie les talents et les approches sur son temps. Sa correspondance abondante (plus de 4000 lettres répertoriées) est une source infinie de renseignements sur ses questionnements, ses doutes, ses élans vitaux mais aussi sur la vie artistique au XIXe siècle.

Jan Fabre occupe le devant de la scène artistique internationale en tant que plasticien, performeur, homme de théâtre et auteur depuis plus de 35 ans. À la fin des années 1970, il étudie à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers ainsi qu’à l’Institut municipal des Arts et Métiers d’Anvers. Installations dans des lieux de prestige ou directement dans l’espace public, mises en scènes incroyables dans les plus grands festivals. Dessins, sculptures, objets, films, performances, modèles de pensée… Toutes les œuvres de Jan Fabre se réfèrent à une foi dans le corps, en sa fragilité et sa défense, en l’observation de l’être humain et la question de savoir comment il va pouvoir survivre dans le futur.
Son art est une résistance poétique qui s’inscrit sous le signe de la beauté, un exercice de disparition ou une célébration de la vie en tant que préparation à la mort. Au fil des années, l’artiste a engendré un univers très personnel, avec ses propres règles et lois ainsi que des personnages, des symboles et des motifs récurrents. Il est le premier artiste à avoir vu ses œuvres exposées de son vivant au Louvre.

(Tu vas te dire que je suis méga cultivée mais te fais pas de fausses idées, comme tout le monde j’ai un chouette ami super instruit qui répond au doux nom de Google)

Parcours de l’exposition

Au musée Rops, plus de 250 œuvres de Fabre entrent en résonance avec celles de Rops. L’accrochage rapproche leurs deux univers aux obsessions communes, qui mettent la mort, le sexe, la subversion, le rapport au corps et à la nature au centre des oeuvres.

À la Maison de la culture c’est Jan Fabre qui invite Félicien Rops. Plongées dans le noir, les salles mettent valeur deux séries de bronzes éclatants. Dans le hall d’accueil, un documentaire sur Jan Fabre nous en apprend plus sur l’artiste et sur l’homme. Poes novices dans mon genre, ce film est une véritable mine d’or quant à la démarche artistique et à la personnalité hors norme de l’un des plus grands artistes belges contemporains.

Troisième et dernier volet de l’exposition (sans aucun doute ma partie préférée), l’art dans l’espace public de la ville. En effet,  on peut observer cinq sculptures monumentales installées au coeur de la cité. Notamment, « Searching for Utopia », la tortue géante posée à la citadelle. L’oeuvre est magnifique et féerique. L’immense tortue portant Jan Fabre sur son dos est prête à s’envoler depuis les hauteurs de la ville. Un peu plus loin, au sommet de la citadelle, face à une vue sans pareille, trône « L’homme qui mesure les nuages ». Poésie absolue.
Les autres bronzes, qui tous ont le visage de Jan Fabre, se découvrent au fil d’un parcours urbain menant de la place du théâtre à la place Saint-Aubain en passant par les jardins du maïeur.

Bref. Le blog, Je suis vraiment pas une experte en art mais niveau sensibilité je m’en sors pas trop mal, alors je te dis: vas-y baby!

ET VIVE LA BELGITUDE. (parce-que oui hein, bon, quoi…)

A bientôt!

ps: si ça te dis tu peux liker la page facebook https://m.facebook.com/unjourjetiendraiunblog parce-que oui, un jour, j’ai décidé qu' »un jour je tiendrai un blog » aurait une page facebook.