Chronique de Beyrouth (1) : Tempête

Chère Beyrouth, voilà 19 jours que mes 38 kilos de bagage et moi-même avons atterri chez toi. Voilà, 18 matins que je me réveille sous ton ciel, avec une curiosité qui ne cesse d’augmenter.

Aujourd’hui, tu es jaune, le sable des déserts voisins a envahi ton air le temps d’un violent chamboulement des vents.
Tu sais être surprenante; à peine s’habitue-t-on à ton bleu éclatant que tu changes de couleur.
La stabilité, Beyrouth, définitivement, ce n’est pas ton truc.

C’est le chant des cigales qui me sort du sommeil. Je distingue ensuite les cris des voisins et les klaxons qui retentissent depuis la rue.
Le silence, tu ne le connais pas. On dirait que tu ne dors jamais. Comme si l’apaisement total pouvait t’engloutir. Alors tu t’agites, de jour comme de nuit. Tu luttes pour la vie.

Il y a les odeurs de cuisine, de mazout, de narguilé, de goudron chaud, d’essence et de poubelles.
Le meilleur comme le pire ; on dirait que c’est ta spécialité.

Ton peuple est en colère. La tristesse est infinie. Ils rêvent d’ailleurs. Ils te quittent les uns après les autres, parce que tu ne sais pas les retenir.

Tu es belle et voluptueuse à l’image de tes femmes. Mais tu es aussi sale et corrompue; tu deviens un immense tas de poubelles.

Tu es insaisissable et terriblement compliquée. A chaque jour, je pense t’avoir compris un peu mais je me rends compte que ce n’est qu’illusion.

Malgré tous tes défauts, tu es fascinante. Petite terre de mer et de montagnes qui se meurt de l’intérieur.

Ils sont des milliers à descendre dans tes rues parce que malgré tout ce que tu leur fais vivre, ils croient en toi. Il faut que tu les écoutes. Ils t’aiment et veulent ton bien. Tu es belle et vivante. Tu ris, ta chair est bonne, et puis tu danses alors que pour le quart de la moitié de tes fardeaux d’autres auraient déjà succombé.

Tu me déroutes Beyrouth.

J’ai hâte de me réveiller demain pour encore et toujours te découvrir sous un nouveau jour.

A bientôt,

Le ciel jaune de ce matin de tempête.
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Tcheu. Esti. Yalla.

C’est la nuit. J’ai une réunion dans huit heures. Mauvais timing pour avoir le clavier qui démange. Pas grave, demain, je boirai un double café.

Le blog, j’ai les neurones en ébullition et le cœur proche de l’explosion. Tout va vite en ce moment; le vent dans les arbres, les voitures dans les tunnels et puis le temps tout simplement.

Il y a un an, je m’apprêtais à partir vivre au Canada pour quelques mois. J’en avais gros sur le cœur et il y avait comme des nœuds dans mon cerveau. J’étais aussi forte qu’une feuille morte d’un été des indiens. J’ai traversé un océan, pleuré un peu, fait des sacrées côtes en vélo, mangé des betteraves, écouté des histoires, marché dans la neige, gravé une petite madame sur mon bras, levé mon pouce, baissé mes armes. C’était pas rien.

Un jour, j’ai redécouvert les verts pâturages et les maisons de briques. Ah, que j’étais heureuse de te retrouver petite Belgique. Les copains, ce Jeje si familier qui m’a ému aux larmes, le rythme effréné, les projets, les rires, la pluie contre laquelle on peste et le soleil dont on savoure le moindre micro rayonnement. Un tableau presque parfait. Mais les monstres cachés au fond du placard ont repointé le bout de leur nez. Petit à petit ils ont repris leurs places, entre le cœur et l’estomac. Bien à leur aise. Et ensemble ils ont chanté leur refrain préféré. Le ciel est devenu trop gris. Il fallait repartir.

Seule avec une adresse de couchsurfing sur un bout de papier je m’en suis allée voir le soleil. Et je l’ai rencontré. Il vit quelque part à Lisbonne dans une rue qui monte fort-mais-pas-tellement-que-ça. Il a soufflé sur moi comme sur un pissenlit. C’était chouette. J’ai eu le cœur gros et j’ai dit merci.

Je suis rentrée au Pays avec la ferme intention d’ouvrir les yeux. De regarder le monde qui est juste là, pas celui là-bas. Et c’est devenu bien. J’ai appliqué tant que j’ai pu le conseil de mon ami l’astre: tenter de faire seulement des choses qui me satisfont. J’ai évité les pièges et j’ai tracé ma route.

Et puis, j’ai décidé qu’il était temps de réaliser un de mes rêves et je suis partie au Liban. Et c’était quand même quelque chose. Et là je sais pas comment ni pourquoi, j’ai décidé de fermer le placard des monstres. A double tour. Et j’ai ouvert les yeux le plus que je peux. Il était là devant moi. Les yeux doux et les gestes plein d’assurance. J’ai tellement regardé que je suis tombée. Sur le sol. En amour.

Encore une fois, je t’ai retrouvé petite Belgique pleine de la tendresse que je te porte. Après ce troisième retour, j’ai été souvent contente. Je me suis dit qu’il était temps d’évoluer un peu, puis de prendre soin des autres à mon tour. Aussi, j’ai beaucoup utilisé mon téléphone à travers les nuages puis un jour j’ai acheté un aller simple pour Beyrouth. C’était quand même quelque chose.

Il y a un an je partais vivre au Québec, aujourd’hui je pars vivre au Liban. Fichtre. La vie c’est quand même une sacrée aventure.

Quand on veut, on peut. C’est le conseil du jour.

Et si tu as besoin d’un bon serrurier pour les placards un peu difficiles à verrouiller, n’hésite pas à demander.

Kuss!

Carnet de voyage: le Liban (partie 1)

Si je pars en Espagne on me répond « oh c’est cool, bon voyage » quand j’ai décidé d’aller au Liban on m’a répondu « oh, c’est cool mais pourquoi faire?« .

Avant le départ, je décide, comme d’hab’, d’acheter un guide genre le Routard ou le Lonely: impossible à trouver. « Ils veulent pas pousser les gens à aller dans une région qui est à risques » me dit le vendeur. « C’est sur » que je répond en pensant que RoutardMonOeilOuais. Je finis par trouver une édition 2012 du Petit Futé: un précieux sésame. Pendant ce temps là, mes proches essayent encore de me dissuader: « c’est pas le moment avec tout ce qu’on raconte, et puis les réfugiés et puis ce qu’on voit à la télé et bla et bla et bla.« 

En vain, un jour, je fais mon sac, je prends mon carnet avec l’adresse de mon couchsurfing et je pars. Une longue escale à Istanbul;  assise par terre entre la porte des toilettes et le panneau des départs; j’observe le monde en transit. J’arrive à la porte d’embarquement pour Beyrouth, et là, je sais pas, c’est sans doute un peu niais mais je me sens bien: les gens sont beaux, tout le monde sourit. J’entends du français et de l’arabe. Je les regarde, et je me dis que dans une heure ça y est, je serai au Liban. Dans l’avion, je vais pas te raconter que c’est la fête mais presque, le monde est bien sympathique. Je suis une des seules qui a des euros donc je deviens la banque d’échanges de monnaie officielle du vol, alors on rigole. Le mec d’à côté arrête pas de vouloir me donner à manger et à boire. Je dis non mais il met les trucs dans ma bouche. Je souris, il y a plus de doute, le voyage a commencé. J’arrive à Beyrouth au beau milieu de la nuit où un inconnu plutôt vraiment gentil m’attend à l’aéroport, il s’appelle B.. Tu sais, j’aime les premières secondes dans un nouveau pays. Quand même si fatiguée par le voyage tous mes sens sont en éveil. Cette nuit là, l’air est très chaud. On roule, on prend des tunnels. Sur la route, il y a; des immeubles avec des petits rideaux aux terrasses  (tous ces balcons me font penser à une myriade de petites scènes de théâtre), des panneaux publicitaires avec des femmes en sous-vêtements, des fils électriques qui sortent d’un peu partout, et des statues de vierges et de saints à vendre. On arrive à la maison. Dehors, le vent se met à souffler de toute sa force de vent, on se croirait dans un sèche cheveux géant. On parle un peu. Même beaucoup. Puis, je vais dormir et je me dis que c’est chouette quand même la vie.

Le lendemain matin, l’excitation me gagne: j’ai hâte de voir et de comprendre où je suis, de goûter des trucs, de sentir le soleil, de me balader. On s’exécute. Il fait 35 degrés. On arrive au centre ville. Première chose que je remarque c’est l’immense mosquée el-Amine construite entre 2002 et 2007 par le milliardaire sunnite Rafic Hariri. Rafic Hariri a été premier ministre du Liban durant cinq gouvernements entre 1992 et 2004. Il a été assassiné dans un attentat en 2005. À droite de la mosquée, un grand building avec la photo d’un homme. Je demande « c’est qui lui? » B. me répond « un journaliste assassiné« . Il s’agit de Gébrane Tuéni, un intellectuel défenseur des droits de l’homme mort dans un attentat en 2005 lui aussi. Un peu plus loin, la statue d’un homme. Encore une fois, je demande « c’est qui lui? » et comme dans un mauvais dialogue B. me répond encore un fois avec exactement la même intonation « un journaliste assassiné« . Je rigole, c’est nerveux. Cette fois il s’agit de Samir Kassir, un historien et journaliste franco-libanais tué encore une fois en 2005.

Plus d’infos sur ces attentats par ici: http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/12/27/attentat-a-beyrouth-le-dernier-en-date-d-une-longue-serie-d-assassinats-politiques_4340884_3218.html

Après cette joyeuse introduction, je découvre le centre ville pour de bon. Les rues sont très propres, tout est rénové. J’apprends que la vieille ville a été ravagée par la guerre alors oui il a fallu tout reconstruire. Aujourd’hui, c’est une sorte de vitrine lisse d’un Beyrouth clinquant; ambassades, institutions politiques, boutiques de luxe, restaurants de standing, loyers impayables. Le tout sous la surveillance des militaires. Calme et propreté. On est loin de l’agitation urbaine du reste de la ville.

Le soir, je débarque dans le très cool quartier de Jetawi, à Mar Mikhael. C’est la zone bobo. Plein de petits bars, de restos, de clubs, de musique. Des gens cools partout. Même quelques cyclistes! (À Beirut c’est pas fréquent-fréquent nous en reparlerons). Bref, un endroit qui respire la vie, la fête et les verres bien hauts: kessik! (comme ça si tu vas au Liban tu sauras même dire santé). Coup de cœur absolu, pour un petit bar à la programmation plutôt underground le « Radio Beirut »; le matin, sur la terrasse pour un petit café ou le soir devant un concert avec une boisson un peu plus alcoolisée, cet  endroit est devenu mon véritable QG. J’y ai rencontré S. une artiste comédienne/danseuse/performeuse qui connaît Bruxelles et Beyrouth comme sa poche. Elle est belle et respire la vie. On papote de Saint-Gilles, d’art et de la guerre. Et tout d’un coup, elle lâche: « Une bombe peut exploser mais la vie continue. On va mourir un jour donc on profite. » Et puis la papote suit son cours en toute légèreté à propos du chaos organisé de Beyrouth et de la pluie incessante de Bruxelles. Autour de nous, les gens sont beaux. Il fait chaud. La musique est chouette. Ma limonade est délicieuse. Je sens une énergie folle. Je me dis, que voilà ça y est je suis à Beirut et que non ça ne ressemble vraiment pas à ce que je croyais que ça ressemblerait. Je rencontre quelques européens (et même que j’ai trouvé le petit prince, il est écossais et voyage depuis sept mois) ils me demandent pourquoi Beyrouth? Je leur répond « pourquoi pas« . Ils me disent presque tous « attention, on tombe amoureux de cette ville en moins de deux » (ils avaient raison mais ça je ne le savais pas encore). A Radio Beirut, je fais la connaissance de E., personnage énigmatique de la vie underground beyrouthine. E. est DJ de funk et tient un magasin de vinyles dans le quartier arménien de Borj Hammoud. Il est brillant, cultivé et d’une sensibilité déconcertante. Il me raconte la vie de ses parents communistes, le milieu littéraire, la ligne de démarcation pendant la guerre, les soirées sur la plage, sa thèse de philo, ses musiciens préférés de jazz. Bref, on papote et c’est bien. Je lui dis « mais faut faire un docu sur toi ça changera des sujets sur le Hezbollah » il me répond que tracks d’Arte l’a contacté et que l’équipe de Vice l’a déjà rencontré. « Ah, d’acc, en tout cas, c’est moins prestigieux mais il m’arrive d’écrire des histoires et je parlerai de toi c’est sur », ça c’était ma super réponse. On s’est un peu marré. https://www.vice.com/en_uk/read/beirut-vinyl-ernesto-chahoud-764

La randonnée de la muerte

Hey le blog,

Quand j’habitais au Québec, j’ai vécu un truc un peu fou, faut que je te le raconte (mieux vaut tard que jamais tu me diras).

Avec ma colloc québécoise, on est parties faire un petit road trip dans la très jolie région du Saguenay (pour te situer c’est à l’ouest du Québec) c’est assez reculé et sauvage. Notre but ultime était d’aller au Monts Vallin faire une randonnée en raquette. On était au tout début du mois de décembre et on voulait profiter de la neige toute nouvelle de ce début d’hiver.

Quand on disait naïvement aux gens « on s’en va aux Monts Vallin » ils répondaient « aaaah, vous verrez c’est beau, par contre, ça monte en tabarouette, courage »! Je m’en faisais pas plus que ça. Après tout, c’était juste une randonnée dans la neige.  (Ha Ha ha. La bonne blague. Cette petite randonnée a été un des moments les plus intenses de toute ma vie, mais bon, ça je ne le savais pas encore….)

Commençons par le commencement, on part le jour le plus froid de la semaine: -24. C’est un bon début. On arrive, la saison touristique n’est pas encore officiellement ouverte. Les premières touristes de l’hiver: « coucou, c’est nous ». Pas de souci, on peut quand même monter mais les chemins ne seront pas spécialement bien aménagés. (Pas grave qu’on s’est dit: LOL que je te réponds a posteriori). Bref, c’est pleines de courage et armées de bonne volonté qu’on commence la randonnée, il est alors dans les 11h du matin. Qui dit « Monts » dit montée. Du coup, bha, on grimpe, sans arrêt, tout le temps. Tu t’arrêtes, tu gèles donc en fait tu t’arrêtes pas. T’as soif? Pas de chance ta gourde a gelé.
Le froid est tellement fort que tu ressens plus la faim. Tes cheveux gèlent, tes lèvres sèchent. Si ton nez coule un peu, gare à toi. D’ailleurs mon téléphone qui me sert d’appareil photo gèle lui aussi. Du coup, je le cache dans les tréfonds de mes entrailles (ou presque) pour qu’il survive.
Je t’avoue qu’assez vite, je sens que c’est un rien difficile mais je me dis « allé un petit effort » (je suis alors loin de penser que ce n’est que le début des difficultés).

Bref, il est 16h, on arrive au sommet, on est crevées, nos jambes sont en cotons mais faut bien l’avouer, de là haut la vue est dingue. Hauts les cœurs.

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Into the wild. Kikou.

Notre refuge n’est plus qu’à deux kilomètres, la nuit commence à tomber mais on se dit que ça devrait aller. Sauf que…
(Et là, si c’était un thriller, tu entendrais une musique qui fait vraiment peur)
SAUF QUE au sommet de ces p**** de Monts Vallin, il y a de la neige en tabar**** et qu’ostie d’criss il y a pas moyen d’avancer sans s’enfoncer jusqu’à la taille.

Au début, c’est un peu marrant « hé regarde ma jambe s’enfonce dans la neige » au bout de 10 mètres, de 10 pas et donc de 10 chutes. Je rigole plus du tout.
Nous, les européens on peut pas imaginer autant de neige avant de l’avoir vu pour de bon. C’est pas une blague. Il y en a PARTOUT.  Des tonnes. Le hic, c’est que comme on est les premières touristes de la saison la neige n’est pas du tout tassée par les randonneurs et du coup le sol se dérobe sous nos pas. (Au sens propre)
Bref, il commence à faire noir pour de bon. Les forces viennent à manquer. On ne voit plus les balises du chemin. Toujours cette maudite neige qui nous fait tomber (et puis, la chute c’est rien, c’est se relever qui est compliqué, où que tu t’appuies tu t’enfonces à nouveau).

Et puis, voilà, il fait vraiment nuit. Je sens monter les larmes. Shit. J’ai pas envie de crever dans une forêt au milieu de nulle part transformée en bloc de glace. Ma colloc en bonne québecoise ouvre la voie, je suis à la traine. Je crie son nom, « attends moiiiiiiiiiii ». Bon, j’arrête de faire le bébé, je me reprends et me répète calme-toi-JehanneBergéne-et-surtout-ne-te-fais-pas-mal-parce-que-ça-ça-serait-vraiment-la-merde-de-chez-merde-vu-que-t’as-pas-de-téléphone-et-que-l’humain-le-plus-proche-est-à-15kilomètres-au-moins-alors-on-va-y-arriver-et-même-qu’on-va-bientôt-en-rigoler.
Une flèche indique notre refuge: 2km. Et merde, ça fait plus d’une heure qu’on marche dans le noir tu vas pas me dire qu’on a pas avancé d’un pouce. Bref. On s’énerve puis on se calme. Pendant encore trois heures à taton, mètre par mètre, on avance comme on peut. On suit les traces des animaux (pour éviter de tomber dans l’eau d’un lac gelé). On voit rien. On chante fort pour réchauffer nos cœurs. Je fais des blagues sur « ouf que j’ai mon passeport au moins on pourra identifier mon corps ».
Puis, finalement on arrive.  Huit heures de marche dans la neige à -24 degrés. A bout de forces. Le refuge. Enfin.  On ferme la porte. On fait partir le feu. On se fait un câlin et on rigole.

Je vais pas te mentir cette nuit là malgré le silence de la forêt et la fatigue dans tout le corps, j’ai pas pu dormir. Mon corps a tremblé de peur encore pendant de longues heures.

Le lendemain on a pris un autre chemin beaucoup plus facile. Quand on est arrivées en bas j’ai quand même demandé aux gardes forestier si il y avait souvent des morts il m’a répondu : « ouin, ça arrive ». Puis, il s’est marré. J’ai dit « mais c’est quand même dangereux ». Il a répondu « c’est difficile mais pas si dangereux ». J’étais pas vraiment d’accord.
Avec le wifi, j’ai appelé celui qui était alors à peu près comme ma moitié.
– « allo »
-« coucou »
-« ça va? »
-« oui, ça va mais hier, j’ai cru que j’allais mourir. Alors j’ai pensé fort à toi. Et ça m’a donné du courage »
-« mais enfin! T’es dingue ou quoi?! Tu m’énerves à être une tête brûlée »
-« oui, bhen je suis pas morte. Rho ça va. Je pensais que ça te ferait plaisir que j’ai pensé à toi »
-« oui bhen, j’préfère que tu prennes moins risques plutôt que tu penses à moi »
-« han. Tu m’énerves. Tu comprends rien. »
-« Toi aussi tu m’énerves. »
-« bisous »
-« bisous »

(Encore une fois, je crois que je suis vraiment en bonne voie pour le césar du meilleur dialogue)

Bref. On s’est pas compris. Ma colloc et moi, on est retournées à la civilisation. On a dormi. Puis, là vie a continué. Normal quoi.
J’ai raconté mon histoire plein de fois. Les québécois rigolaient un peu de moi. Les belges, ils faisaient des hoooo et des haaaaa mais je crois qu’en fait ils comprenaient pas.

Bref, voilà. C’était l’histoire de la randonnée de la muerte.

Bisou gelé.

ps: si tu veux tu peux liker la page https://m.facebook.com/unjourjetiendraiunblog (parce-que comme tu vois un jour je me suis dit que « un je tiendrai un blog » aurait une page facebook).

Un petit tour à Lisbonne

Coucou le blog,

Je suis déjà en train de préparer le voyage suivant et voilà que je me rends compte que je t’ai rien expliqué du précédent. Et pourtant… Je peux te dire qu’en mars je filais un drôle de coton, j’avais un peu le moral dans les talons (OUI je sais je mélange deux expressions), du coup ces quelques jours un peu fous dans la capitale portugaise m’ont reboosté pour de bon.

Bon d’abord, faut que tu saches que je suis partie toute seule comme une grande, avec le coeur un peu cassé et avec plus vraiment l’envie d’y aller. Voyage en couchsurfing. Aucuns plans. Zero préparation. Zone de confort en mode off. Un voyage comme je les aime, quoi!

Bref, un soir, je m’en vais retrouver P., mon futur hôte qui (m’a t-il dit) m’attendrait sur sa moto à l’aéroport (je croise les doigts)…

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Bye-bye Bruxelles. (ça méritait bien un petit selfie)

Je débarque à Lisbonne, la nuit est claire, l’air est doux et là boumbadaboum on se reconnaît lui et moi. Hé hé, je suis un peu gênée. Il parle beaucoup. De ses voyages. De ses enfants. J’essaye de me concentrer.

Sur le trajet, je regarde le paysage et je souris.

On arrive dans un appartement de dingos-megalos à la deco vintage de haut vol. Le mec est artiste et a manifestement du goût pour les belles choses. Je fais des « Oh, waouw » toutes les deux secondes. Je découvre ma chambre; un joli petit lit avec une couette à fleurs et là je me dis qu’en fait ça y est je suis au paradis. Il est 1h du matin, j’ai quitté Bruxelles depuis 6h et je me souviens déjà plus pourquoi je trouvais la vie si compliquée.

On papote. On boit du chaïe latte ramené d’Inde avec des speculoos de Bruxelles. C’est la nuit. Et c’est quand même chouette.

Le lendemain, je me réveille. Je ne trouve personne dans l’appart. Je décide d’explorer le quartier à la recherche d’un petit déjeuner. (Évidemment), je me perds. Je cherche la terrasse parfaite où déguster un petit café en vain, je finis dans un supermarché. A la caisse, je me rends compte que je sais même pas dire merci. Alors, je souris tant que je peux pour quand même avoir l’air polie.

Je marche un peu vers n’importe où quand je finis par arriver dans le centre ville. Au loin, j’entends mon prénom. Fichtre, quel hasard, je croise P. assis à une terrasse. On a les mêmes lunettes de soleil. C’est rigolo.
Avant tout je lui demande comme on dit merci: « obrigado ».

Voilà, le voyage peut commencer.

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Vroum. Vroum. (et oui c’est un peu flou)

Je découvre le quartier de Belèm, avec la tour éponyme bien connue où rodent beaucoup de touristes. La Torre a servi de tour de contrôle maritime pendant des siècles. Elle est un symbole de l’épopée portugaise sur les mers du monde. À Belèm se trouve aussi le très moderne Centre Cultural. Cet immense complexe est à ce que j’ai compris the-place-to-be en matière d’arts contemporains sous toutes ses formes et toutes ses disciplines.

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La Torre de Belèm

Avec P., on se balade toute la journée. On se raconte nos vies. Nos faiblesses, nos rêves, nos doutes. Il y a le soleil, on oublie un peu de manger mais pas de boire du vin. Résultat à 17h, je dois faire preuve d’une concentration inouïe pour l’écouter. Alors, je fais ce que je fais le mieux, je me tais et j’observe. Ça donne un air calme et tranquille. (fourberie c’est juste un bon plan pour se reposer)

Le soir, après encore quelques apéros, P. me présente à ses amis. On se retrouve dans le quartier du Bairro Alto pour manger et puis boire (voire surtout boire). A toi qui lis ceci, j’aimerais te donner des petites adresses de fousfous mais tu vois, le HIC (oulaaaaaa, LE jeux de mots de dingo), c’est que je m’en souviens pas.

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Apéro avec vue.

Ce que je sais c’est qu’on a mangé de la cuisine du Cap-Vert. Et du coup, la petite bande de joyeux m’a rappelé l’histoire du passé colonial du Portugal. D’ailleurs les portugais parlent beaucoup du Brésil, tout le monde a un copain là-bas. Et moi, je me suis sentie nulle de pas bien connaître tout ça.

Entre deux verres, une amie de P. m’explique qu’elle est psychologue et agent immobilier. Je la regarde un peu interloquée. Elle me dit qu’avec la crise, on a pas le choix. Faut se débrouiller. C’est comme ça. J’apprends que 700 euros par mois pour un temps plein c’est une bonne moyenne. Et là, je rigole plus trop. Ils m’expliquent que tout le monde se débrouille comme il peut. Ils font avec des petits riens. Ils créent une économie en marge de L’Economie. Ils rajoutent que depuis qu’il y a Ryanair les touristes arrivent en masse, aujourd’hui, le pays est très à la mode mais ça n’a pas toujours été le cas. Le Portugal a été longtemps la terre oubliée de notre bonne vieille Europe. Et puis, il y a eu la dictature qui a perduré jusqu’au milieu des années 70…

Tcheu, ma vision idyllique en prend un coup. C’est sur qu’avec mon salaire du Nord, 0,80 euro pour un café c’est la grosse teuf ce pays, mais bon quand tu remets les choses dans leur contexte, c’est un peu moins marrant.

Mais pas de raisons d’arrêter la fête pour autant. Nous voilà répartis dans le dédale des rues lisboetes. Les montées puis les descentes. On se retrouve rua da Atalia, une main m’attrape et me tire par l’épaule. Nous entrons dans un tout petit bar recouvert de vieilles photos. Une dame chante. C’est le fado; le chant traditionnel portugais. Les yeux de mes camarades pétillent. Ce chant de la saudade célèbre la mélancolie avec force et nostalgie. J’apprends que le fado raconte l’histoire des femmes qui voient leur amour partir en mer mais il conte aussi la vie dans des différents quartiers de Lisbonne établis autour des sept collines de la ville  (quand je te disais que ça monte et ça descend).

La nuit se poursuit dans un drôle de bars rempli de drôles d’hipsters en train de faire un drôle de karaoke. J’essaye de me concentrer le plus que je peux pour enregistrer cette scène. On me dit qu’ils bossent presque tous à la télé mais je t’avoue que la télé portugaise, moi tu sais…

Et puis finalement, on se retrouve rua Nova do Carvalho, une rue peinte en rose bordée de clubs en tous genres, j’ai nommé la Pink Street. Dernier verre devant un groupe live. Mes yeux finissent par se fermer. Il est temps de rentrer.

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Petit déjeuner de roi

Lendemain douloureux. Petit déjeuner dans un de ces petits jardins ombragés un peu secrets à l’arrière des cafés.
Je goûte enfin, la fameuse Pastel de nata (rien que le nom fait saliver, pas vrai?). Cet espèce de flan sur pâte feuilleté fond dans la bouche. Soupoudré de cannelle, il est complètement divin. Accompagné d’un café c’est le bonheur. Le vrai. D’ailleurs, le soleil me caresse un peu la peau et je ne peux empêcher un petit  « I’m happy » de sortir de ma bouche. P. sourit.

En route pour le quartier de l’Alfama, emblématique du vieux Lisbonne. On y voit des vieux trams jaunes (ceux des cartes postales), des minis ruelles, des petits patios fleuris, des cafés en mouchoirs de poches, des musiciens de rues, des touristes  (bha oui tu penses bien). On me raconte que chaque année au mois de juin on fête la Saint Antoine par une grande procession. Il parait que c’est la teuf comme jamais. Tous les mardis et samedis, sur le Camp de Santana Clara c’est le marché aux puces.

Dans toutes les rues de Lisbonne ou presque on peut admirer deux types d’ornements les Azulejo et le Street Art. Les premiers sont composés de carreaux de faïence vernissée et colorée. Ils sont présents partout, sur les façades, dans les jardins, sur les églises… Ils font ressortir la lumière de la ville. À côté de ça un peu partout on peu retrouver des magnifiques œuvres de Street Art. Les fresques délirantes donnent à la ville un dynamisme absolu. Depuis 2008, la municipalité soutient cette forme d’art. Les artistes ont ainsi la possibilité d’exprimer leur créativité en collaboration avec le service de l’urbanisme et ce, pour plus grand plaisir des promeneurs curieux.

Je ne t’ai pas encore parlé de la plage. Parce-que oui à quelques kilomètres de Lisbonne il y a des kilomètres et des kilomètres de plage. On y croise beaucoup des surfers. Début mars, on pouvait déjà se baigner. Des bars à mojito. Des bbq. Le soleil. L’océan. (Bon, j’arrête  je vais pleurer).

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Seaaaaaa, Seeeex and Suuuuun

En parlant d’eau, on ne peut écrire sur Lisbonne sans mentionner le Tage. Le fleuve borde la ville avant de se jeter un peu plus loin dans l’océan atlantique. Face à Lisbonne, sur l’autre rive du Tage se trouve Cacilhas, on peut s’y rendre en bateau depuis Cais do Sodre pour 1 ou 2 euros. La traversée ne dure que 10 minutes. La vue sur Lisbonne depuis l’autre rive est imprenable. Et puis, c’est agréable de changer d’air. Enfin, Cacilhas n’est pas en reste en matière de Street Art. C’est l’occasion de faire une belle ballade le long de l’eau et des entrepôts désaffectés. Vague à l’âme garanti.

Question bouffe, il y a de quoi faire aussi. De délicieux poissons grillés et toutes sortes de fruits de mer (sans oublier la morue cuisinée à ce qu’on dit de 365 façons). Puis aussi, j’ai mangé quelques fois des délicieuses sopa de légumes (bien plus épaisses et nourrissantes que nos soupes-à-la-belge) accompagnées d’espèces de bigs croque-monsieurs qu’on sert un peu partout à toute heure.
Mon coup de coeur culinaire  (hormis bien sûr les Pastel de nata et ses autres petites copines-patisseries-du-genre) va pour un fromage à pâte molle onctueux et délicieux; le Queijo da Serra, ça avec un verre de vin blanc = dacc-je-reste-ici-toute-ma-vie. D’ailleurs, en matière de vin, le Portugal s’en tire vraiment drôlement bien…

Bref. C’était chouette. Et voilà, maintenant, je suis jalouse dès que j’apprends que quelqu’un y va. Parce-que en vrai mon rêve c’est un peu d’être un chat et de dormir sur ses toits.

Bon voyage si t’y vas un jour. Tu m’en diras des nouvelles.

Prochaine étape: le Liban, le mois prochain. (Ça me donne des petits papillons rien que d’y penser, d’ailleurs toi qui lis ceci, si jamais tu y as déjà été et que tu as de belles idées…)

A bientôt,

ps: faut quand même que je te dise que j’ai eu la chance de tomber sur P., un petit bout d’humain qui profite de la vie et qui le partage comme j’avais rarement vu avant. Et ça m’a ému. Et voilà, depuis, j’essaie d’un petit peu faire comme lui…

ps2: si tu veux tu peux liker la page https://m.facebook.com/unjourjetiendraiunblog (parce-que comme tu vois un jour je me suis dit que « un je tiendrai un blog » aurait une page facebook).

Le couchsurfing

Coucou le blog,

Depuis quelques temps, je n’ai plus qu’un mot à la bouche. J’en parle à tout le monde, tout le temps…. Alors, aujourd’hui trêve de rêveries et jolis mots, je vais te raconter quelque chose de très terre à terre sans beaucoup de poésie.
Tu le sais, j’aime voyager, rencontrer des gens, sortir de ma zone de confort et me laisser surprendre. Et bien, tout ça, se retrouve dans ce truc dont je vais te papoter aujourd’hui, j’ai nommé: le couchsurfing. Tadaaaaam.
Tu sais, c’est ce site, qui réunit des gens prêts à accueillir chez eux gratuitement  des voyageurs du monde entier (sur le canap’ du salon, dans une chambre d’amis ou sur un bout de matelas) ou bien simplement des habitants motivés pour faire découvrir leur ville et leur culture au travers d’une ballade ou autour d’un café. Le voyageur envoie des « requests » et  l’hôte qui veut bien et qui a le temps de l’héberger lui répond par la positive. Mais il est possible aussi de rédiger « un voyage public » dans lequel on decrit ce qu’on vient faire et ce qu’on recherche et là ce sont les « locaux » qui contactent la personne directement pour lui proposer de quoi. Chacun a un profil où il se décrit un peu et explique ce qu’il attend de l’expérience couchsurfing. (On va pas se mentir, question originalité on repassera, tout le monde écrit plus ou moins la même chose du style « J’adore voyager et rencontrer des gens est une expérience totalement AMAAAAZING »). Puis aussi, les membres ont des références, laissées par leurs hotes/invités du passé, des sortes de commentaires pour voir un peu à qui tu as à faire (si t’as pas de référence  t’es un peu un Vade retro satanas de la communauté). Les commentaires sont quand même souvent très positif. (C’est sur que si quelqu’un t’accueille chez lui, tu vas difficilement te plaindre parce-que il y avait des poils dans la douche ou qu’il est un peu bruyant le matin.) Après, il est important d’être honnête pour prévenir (et donc protéger) les futurs voyageurs d’éventuels comportements zarbi. En se « recommandant » les uns les autres on s’entraide à obtenir la confiance de nos futurs hôtes/invités. Des mésaventures ça arrive, du coup, c’est quand même mieux d’être prudent et de bien choisir ton futur correspondant (c’était le conseil de tatie Jehanne)… Après, moi je crois que si tu cherches juste un lit gratis (surtout si t’es avec tes potos) l’expérience risque de moins bien se passer par contre, si tu arrives sans plan et sans attente alors tu ne peux que te laisser surprendre et BOUM c’est là que la magie happens. Aussi, dans chaque ville, des rencontres entre membres couchsurfing sont organisées. C’est un chouette moyen de découvrir du nouveau monde; souvent des gens amoureux du voyage et de l’aventure… Bref, le couchsurfing, c’est un peu aller dormir chez un pote sauf qu’en vrai c’est pas vraiment ton pote (du moins pas encore).

Au début, j’étais un peu septique à l’idée d’aller chez des inconnus (surtout toute seule), me disais que c’était soit un truc d’hippies, soit, un truc un peu chelou. Bref, j’avais jamais testé, du coup, comme souvent, j’imaginais des trucs dans ma tête au lieu de les vivre vraiment. Puis, un jour, tandis que j’étais de l’autre côté de l’océan, j’ai tenté l’aventure à Ottawa. J’ai rédigé une annonce publique et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un tas de réponses et de propositions de logements (je pouvais même choisir la personne qui me semblait la plus cool). J’étais EUPHORIQUE. Je me sentais attendue dans cette ville où je ne connaissais personne. Bref, un soir, après une journée de stop sous la tempête de neige, j’ai débarqué chez Chris. Et c’était incroyablement chouette et rassurant d’avoir une sorte de référant dans cette ville nouvelle. Pouf, tu débarques dans l’univers de quelqu’un, tu découvres l’endroit où il vit, tu partages ses repas, tu rencontres ses potes, tu apprends à le connaître. Je me souviens mon étonnement de m’être sentie tellement confortable si vite chez ce gars qui m’était encore inconnu une heure avant. A Ottawa, j’ai également été boire un verre avec quelqu’un d’autre qui m’avait contacté et qui me semblait sympa, et c’était chouette de partager du temps avec de nouvelles personnes au lieu de zoner toute seule dans des endroits nuls, du coup, j’en ai appris plus sur la ville tout en découvrant les bars et les restos un peu funky… (Le guide du Routard version humaine: cool, non?) Bref, j’étais enchantée de cette première expérience. Mi-janvier, je suis revenue en Europe avec la ferme intention de voyager plus et plus souvent. Un jour, j’ai décidé de partir à Lisbonne. J’ai mis une nouvelle annonce sur le site de couchsurfing (de nouveau un tas de réponses, plus qu’à choisir la plus chouette proposition), je suis partie en n’ayant absolument rien préparé et j’ai débarqué chez mon hôte comme on arrive chez un vieil ami. Et là, de nouveau, un accueil de foufou, des découvertes de dingues, une expérience humaine géniale. Me suis retrouvée dans des endroits incroyables que je n’aurais jamais soupçonné si j’avais voyagé de manière « classique ». (J’ai d’ailleurs atterri dans la soirée la plus hipsterodecalée de l’histoire de l’humanité). Tu vis la vie de quelqu’un d’autre le temps d’un moment. C’est quand même assez fascinant. Il y a des instants où je me disais « fichtre, Jehanne, concentre toi de toutes tes forces pour jamais oublier cet instant » tellement c’était chouette et marrant. Franchement, je ne peux que recommander ce système. Et puis, ce matin, il y a une allemande qui est arrivée chez moi et je suis super contente, premièrement, de rendre l’appareil mais surtout de montrer ma Bruxelles que j’aime et du coup de regarder ma petite ville avec un regard neuf. Bref, le couchsurfing c’est cool et chouette, en tout cas moi j’trouve (oui, je sais cool et chouette je les ai utilisé 10000 fois dans ce billet mais c’est parce-que c’est VRAIMENT COOL ET CHOUETTE). Juste que parfois, c’est un peu vrai; ça peut ressembler à un espèce de Tinder des voyageurs (ça rime en plus), il y a des gens qui sont assez cash en mode je-peux-te-montrer-la-ville-et-être-ton-plan-cul-du-we (même si la majorité sont vraiment chill et font ça pour l’amour du voyage et pour rendre à la communauté ce qu’ils ont reçu un jour…)

Puis aussi, l’autre jour, je réalisais que dans la vraie vie, ça arrive pas souvent de passer autant de temps avec la même personne, et c’est vrai que pour peu que les orientations sexuelles soient compatibles et que vous vous trouviez pas trop dégueulasses bhen ça peut devenir un rien ambigu mais bon… ça c’est une autre histoire.

Bref,

See you le blog et n’hésite pas à t’inscrire sur https://www.couchsurfing.com/ tu m’en diras des nouvelles!!

LOVE.

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V comme Vélo comme Vaille que vaille et comme Voyages.

J’ai envie de partir voyager avec mon sac au dos et mon vélo. Ou bien juste avec mes pieds et mon pouce levé. Ou bien un peu des deux, on verra ce qui est mieux. Ce que je voudrais c’est mettre les voiles depuis Bruxelles pour me balader vaille que vaille jusque Téhéran sans passer par les nuages. C’est mon rêve et ma prochaine aventure. Je sais pas encore quand, mais promis-juré à moi même, je me laisserai pas happer par la vraie vie d’adulte avant d’avoir fait ce périple.
Voilà. Je voulais juste écrire ça. Une sorte de contrat entre toi et moi.
Bonne nuit le blog,

ps: (un peu de lecture pour s’évader et puis rêver http://voir.ca/babel/2015/03/02/ce-nest-pas-une-histoire-de-ketchup/)

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