MUSTANG: la claque.

Salut le blog,

Je vais pas m’improviser chroniqueuse-de-je-sais-pas-quoi. Mais SI par hasard tu lis ceci, suis mon conseil: cours voir Mustang au ciné.
C’est l’histoire de cinq sœurs dans un village reculé de Turquie. Elles sont belles, elles ont soif de vie et de liberté. Je veux pas te dire plus. Parce-que ce serait gâché la surprise et la beauté.
Juste vas-y.

Vraiment.

Voilà, c’est tout.

Bisou.

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Expo: Facing Time Rops/Fabre

Le blog,

Tu as jusqu’au 30 août pour te rendre à Namur à la super expo « Facing Time Rops/Fabre ».
www.ropsfabre.be

En 2011, Jan Fabre déclarait: « si je devais voler une oeuvre dans un musée, ce serait la Pornocratès de Félicien Rops »…

Namur, partenaire de Mons 2015, a invité l’anversois Jan Fabre pour une rencontre posthume mais explosive avec le namurois Félicien Rops. Facing Time Rops/Fabre propose un parcours à travers les musées et la ville à la découverte des univers audacieux, provoquant et terriblement poétique de ces deux artistes belges; ces deux enfants terribles de leur époque.

Les artistes

Félicien Rops est né à Namur en 1833 et est mort en France en 1898. A 18 ans, épris de liberté, il part pour Bruxelles et s’inscrit à l’ULB. Il y fonde un journal « Uylenspiegel », journal des ebats artistiques et littéraires. En 1864, il rencontre Baudelaire, dont l’univers l’inspire beaucoup. Les deux hommes deviennent amis. Rops s’installe à Paris. Il ecrit: « Paris vous agriffe par mille côtés et l’on ne sait jamais quitter cette ville endiablée. Et puis, comme « on vit » nerveusement et spirituellement ici ! ». Il y sera un illustrateur recherché par les grands écrivains de sa génération : Barbey d’Aurevilly, Mallarmé, Péladan, Verlaine, etc.

Félicien Rops tire son inspiration des idéologies de cette fin-de-siècle où l’esprit de la Décadence est présent en art et en littérature : prostitution, érotisme, satanisme.

Grand voyageur, graveur et dessinateur invétéré, peintre à ses heures, sportif confirmé, Félicien Rops multiplie les talents et les approches sur son temps. Sa correspondance abondante (plus de 4000 lettres répertoriées) est une source infinie de renseignements sur ses questionnements, ses doutes, ses élans vitaux mais aussi sur la vie artistique au XIXe siècle.

Jan Fabre occupe le devant de la scène artistique internationale en tant que plasticien, performeur, homme de théâtre et auteur depuis plus de 35 ans. À la fin des années 1970, il étudie à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers ainsi qu’à l’Institut municipal des Arts et Métiers d’Anvers. Installations dans des lieux de prestige ou directement dans l’espace public, mises en scènes incroyables dans les plus grands festivals. Dessins, sculptures, objets, films, performances, modèles de pensée… Toutes les œuvres de Jan Fabre se réfèrent à une foi dans le corps, en sa fragilité et sa défense, en l’observation de l’être humain et la question de savoir comment il va pouvoir survivre dans le futur.
Son art est une résistance poétique qui s’inscrit sous le signe de la beauté, un exercice de disparition ou une célébration de la vie en tant que préparation à la mort. Au fil des années, l’artiste a engendré un univers très personnel, avec ses propres règles et lois ainsi que des personnages, des symboles et des motifs récurrents. Il est le premier artiste à avoir vu ses œuvres exposées de son vivant au Louvre.

(Tu vas te dire que je suis méga cultivée mais te fais pas de fausses idées, comme tout le monde j’ai un chouette ami super instruit qui répond au doux nom de Google)

Parcours de l’exposition

Au musée Rops, plus de 250 œuvres de Fabre entrent en résonance avec celles de Rops. L’accrochage rapproche leurs deux univers aux obsessions communes, qui mettent la mort, le sexe, la subversion, le rapport au corps et à la nature au centre des oeuvres.

À la Maison de la culture c’est Jan Fabre qui invite Félicien Rops. Plongées dans le noir, les salles mettent valeur deux séries de bronzes éclatants. Dans le hall d’accueil, un documentaire sur Jan Fabre nous en apprend plus sur l’artiste et sur l’homme. Poes novices dans mon genre, ce film est une véritable mine d’or quant à la démarche artistique et à la personnalité hors norme de l’un des plus grands artistes belges contemporains.

Troisième et dernier volet de l’exposition (sans aucun doute ma partie préférée), l’art dans l’espace public de la ville. En effet,  on peut observer cinq sculptures monumentales installées au coeur de la cité. Notamment, « Searching for Utopia », la tortue géante posée à la citadelle. L’oeuvre est magnifique et féerique. L’immense tortue portant Jan Fabre sur son dos est prête à s’envoler depuis les hauteurs de la ville. Un peu plus loin, au sommet de la citadelle, face à une vue sans pareille, trône « L’homme qui mesure les nuages ». Poésie absolue.
Les autres bronzes, qui tous ont le visage de Jan Fabre, se découvrent au fil d’un parcours urbain menant de la place du théâtre à la place Saint-Aubain en passant par les jardins du maïeur.

Bref. Le blog, Je suis vraiment pas une experte en art mais niveau sensibilité je m’en sors pas trop mal, alors je te dis: vas-y baby!

ET VIVE LA BELGITUDE. (parce-que oui hein, bon, quoi…)

A bientôt!

ps: si ça te dis tu peux liker la page facebook https://m.facebook.com/unjourjetiendraiunblog parce-que oui, un jour, j’ai décidé qu' »un jour je tiendrai un blog » aurait une page facebook.

La floraison du bois de Hal

Tu le sais peut-être pas mais au printemps, le bois de Hal est connu des amoureux de la nature pour sa semaine-bleue-de-dingue.

Bonne nouvelle, c’est pile maintenant et je te conseille vivement d’aller y faire un tour. Des jacinthes sauvages partout sur 250 hectares. Un peu magique. Un peu féérique.

C’est le joli monde d’Alice au Pays des Merveilles mais en mieux

Et même que tu peux y aller depuis Bruxelles en vélo. Tu suis le canal jusque Lot et ensuite… tu check Google Maps. Il y en a pour une heure et demi. C’est pas si dur, la route est belle et puis c’est chouette.

Attention: Gros Plan Romance. (mais avec des amis c’est cool aussi)

Bonne balade!

Tu m’en diras des nouvelles,

Le couchsurfing

Coucou le blog,

Depuis quelques temps, je n’ai plus qu’un mot à la bouche. J’en parle à tout le monde, tout le temps…. Alors, aujourd’hui trêve de rêveries et jolis mots, je vais te raconter quelque chose de très terre à terre sans beaucoup de poésie.
Tu le sais, j’aime voyager, rencontrer des gens, sortir de ma zone de confort et me laisser surprendre. Et bien, tout ça, se retrouve dans ce truc dont je vais te papoter aujourd’hui, j’ai nommé: le couchsurfing. Tadaaaaam.
Tu sais, c’est ce site, qui réunit des gens prêts à accueillir chez eux gratuitement  des voyageurs du monde entier (sur le canap’ du salon, dans une chambre d’amis ou sur un bout de matelas) ou bien simplement des habitants motivés pour faire découvrir leur ville et leur culture au travers d’une ballade ou autour d’un café. Le voyageur envoie des « requests » et  l’hôte qui veut bien et qui a le temps de l’héberger lui répond par la positive. Mais il est possible aussi de rédiger « un voyage public » dans lequel on decrit ce qu’on vient faire et ce qu’on recherche et là ce sont les « locaux » qui contactent la personne directement pour lui proposer de quoi. Chacun a un profil où il se décrit un peu et explique ce qu’il attend de l’expérience couchsurfing. (On va pas se mentir, question originalité on repassera, tout le monde écrit plus ou moins la même chose du style « J’adore voyager et rencontrer des gens est une expérience totalement AMAAAAZING »). Puis aussi, les membres ont des références, laissées par leurs hotes/invités du passé, des sortes de commentaires pour voir un peu à qui tu as à faire (si t’as pas de référence  t’es un peu un Vade retro satanas de la communauté). Les commentaires sont quand même souvent très positif. (C’est sur que si quelqu’un t’accueille chez lui, tu vas difficilement te plaindre parce-que il y avait des poils dans la douche ou qu’il est un peu bruyant le matin.) Après, il est important d’être honnête pour prévenir (et donc protéger) les futurs voyageurs d’éventuels comportements zarbi. En se « recommandant » les uns les autres on s’entraide à obtenir la confiance de nos futurs hôtes/invités. Des mésaventures ça arrive, du coup, c’est quand même mieux d’être prudent et de bien choisir ton futur correspondant (c’était le conseil de tatie Jehanne)… Après, moi je crois que si tu cherches juste un lit gratis (surtout si t’es avec tes potos) l’expérience risque de moins bien se passer par contre, si tu arrives sans plan et sans attente alors tu ne peux que te laisser surprendre et BOUM c’est là que la magie happens. Aussi, dans chaque ville, des rencontres entre membres couchsurfing sont organisées. C’est un chouette moyen de découvrir du nouveau monde; souvent des gens amoureux du voyage et de l’aventure… Bref, le couchsurfing, c’est un peu aller dormir chez un pote sauf qu’en vrai c’est pas vraiment ton pote (du moins pas encore).

Au début, j’étais un peu septique à l’idée d’aller chez des inconnus (surtout toute seule), me disais que c’était soit un truc d’hippies, soit, un truc un peu chelou. Bref, j’avais jamais testé, du coup, comme souvent, j’imaginais des trucs dans ma tête au lieu de les vivre vraiment. Puis, un jour, tandis que j’étais de l’autre côté de l’océan, j’ai tenté l’aventure à Ottawa. J’ai rédigé une annonce publique et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un tas de réponses et de propositions de logements (je pouvais même choisir la personne qui me semblait la plus cool). J’étais EUPHORIQUE. Je me sentais attendue dans cette ville où je ne connaissais personne. Bref, un soir, après une journée de stop sous la tempête de neige, j’ai débarqué chez Chris. Et c’était incroyablement chouette et rassurant d’avoir une sorte de référant dans cette ville nouvelle. Pouf, tu débarques dans l’univers de quelqu’un, tu découvres l’endroit où il vit, tu partages ses repas, tu rencontres ses potes, tu apprends à le connaître. Je me souviens mon étonnement de m’être sentie tellement confortable si vite chez ce gars qui m’était encore inconnu une heure avant. A Ottawa, j’ai également été boire un verre avec quelqu’un d’autre qui m’avait contacté et qui me semblait sympa, et c’était chouette de partager du temps avec de nouvelles personnes au lieu de zoner toute seule dans des endroits nuls, du coup, j’en ai appris plus sur la ville tout en découvrant les bars et les restos un peu funky… (Le guide du Routard version humaine: cool, non?) Bref, j’étais enchantée de cette première expérience. Mi-janvier, je suis revenue en Europe avec la ferme intention de voyager plus et plus souvent. Un jour, j’ai décidé de partir à Lisbonne. J’ai mis une nouvelle annonce sur le site de couchsurfing (de nouveau un tas de réponses, plus qu’à choisir la plus chouette proposition), je suis partie en n’ayant absolument rien préparé et j’ai débarqué chez mon hôte comme on arrive chez un vieil ami. Et là, de nouveau, un accueil de foufou, des découvertes de dingues, une expérience humaine géniale. Me suis retrouvée dans des endroits incroyables que je n’aurais jamais soupçonné si j’avais voyagé de manière « classique ». (J’ai d’ailleurs atterri dans la soirée la plus hipsterodecalée de l’histoire de l’humanité). Tu vis la vie de quelqu’un d’autre le temps d’un moment. C’est quand même assez fascinant. Il y a des instants où je me disais « fichtre, Jehanne, concentre toi de toutes tes forces pour jamais oublier cet instant » tellement c’était chouette et marrant. Franchement, je ne peux que recommander ce système. Et puis, ce matin, il y a une allemande qui est arrivée chez moi et je suis super contente, premièrement, de rendre l’appareil mais surtout de montrer ma Bruxelles que j’aime et du coup de regarder ma petite ville avec un regard neuf. Bref, le couchsurfing c’est cool et chouette, en tout cas moi j’trouve (oui, je sais cool et chouette je les ai utilisé 10000 fois dans ce billet mais c’est parce-que c’est VRAIMENT COOL ET CHOUETTE). Juste que parfois, c’est un peu vrai; ça peut ressembler à un espèce de Tinder des voyageurs (ça rime en plus), il y a des gens qui sont assez cash en mode je-peux-te-montrer-la-ville-et-être-ton-plan-cul-du-we (même si la majorité sont vraiment chill et font ça pour l’amour du voyage et pour rendre à la communauté ce qu’ils ont reçu un jour…)

Puis aussi, l’autre jour, je réalisais que dans la vraie vie, ça arrive pas souvent de passer autant de temps avec la même personne, et c’est vrai que pour peu que les orientations sexuelles soient compatibles et que vous vous trouviez pas trop dégueulasses bhen ça peut devenir un rien ambigu mais bon… ça c’est une autre histoire.

Bref,

See you le blog et n’hésite pas à t’inscrire sur https://www.couchsurfing.com/ tu m’en diras des nouvelles!!

LOVE.

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