Carte postale #2 : embrasser l’inconnu

Déjà tant et tant à raconter. Chaque jour est une petite renaissance, un monde nouveau. En voyage l’espace-temps est différent. Voilà trois semaines et un jour que j’ai quitté Bruxelles.

Les nuits sont courtes. Mon corps et mon cerveau sont remplis d’adrénaline. Je dors peu. Je ne comprends pas encore comment je tiens debout si fort mais je tiens. Une fois couchée au fond d’un lit, je digère ce que j’avale le jour. Toutes ces lumières, ces sensations nouvelles, ces paysages, ces odeurs, ces situations WTF, ces émotions fortes.

J’avance, je fais mon bonhomme de chemin, me crée de nouvelles balises, de nouveaux repères.

La route me rend plus adaptable, plus relaxe, plus ouverte aussi je crois.

Ce qui est parfois bizarre, c’est que fatalement, le déplacement permanent induit un détachement. Aux choses, mais aussi aux gens.

Alors, il faut vivre le moment. Saisir le présent parce que demain n’a jamais été aussi incertain. C’est chouette, j’aime bien.

Après l’Allemagne, un détour par la Suisse, l’Autriche, me voilà en Hongrie avant de filer vers la Serbie et d’entamer le deuxième chapitre de ce voyage : les Balkans.

C’est fou. J’apprends tellement. Sur l’Europe, sur l’histoire, sur le communisme, sur le nazisme, sur la jeunesse d’aujourd’hui, sur moi aussi.

Je rencontre des gens passionnants, au cerveau hyper réveillé. Le nationalisme et la montée des extrêmes sont au cœur de toutes les discussions. Et puis la remise en question des modèles de consommation. Le partage. Les rêves et les ambitions.

Tant de ballades parfois intenses, parfois tranquilles.

Vivre une ville la nuit, vivre une ville le jour. Tout est différent. C’est quand même marrant !

Sinon, très pratiquement, ma « règle » est de ne pas passer plus de trois heures de transport entre deux stops. Je prends donc le temps.

Quand je décide de flâner plusieurs jours quelque part, je loue en général un petit studio. Pour les étapes plus courtes, je reste chez des inconnus qui deviennent des meilleurs amis de quelques heures grâce au Couchsurfing. Tous les matins, je fais mon petit secrétariat pour « organiser » ma journée suivante. Où je veux aller? Avec qui? Pour faire quoi? J’ai besoin de confort? Je suis d’humeur sociable? Comment vas-tu cher corps, tu le sens de marcher beaucoup beaucoup aujourd’hui? Les grandes questions. (J’ironise un peu mais en vrai, c’est pas mal ça.)

Je vous ai abandonné au lac de Constance la dernière fois… Voici la suite.

Munich est riche. Des musées passionnants, une nature environnante canon, une population très mixte. La ville vit..

Les Alpes, aux environs de Rosenheim, près de la frontière autrichienne. Le plaisir de retrouver la nature. Les montagnes, les lacs. Le calme.

Salzbourg, la jolie ville musée. Très propre, un peu trop en fait. Mais l’air est pure et les montagnes autour si belles, si belles.

Vienne, tirée à 4 épingles, belle et impériale. Je m’y suis sentie chez moi en deux secondes trente. La vie y est calme et agréable (presque pas assez chaotique).

Budapest, pleines de contrastes. De touristes qui viennent se bourrer la gueule pour pas cher. D’histoires passionnantes. De cafés à la déco parfaite. De bâtiments magnifiques. Porte d’entrée vers l’est, elle en a des choses à raconter…

Voilà, j’apprends à ne pas trop planifier et à embrasser l’imprévu et l’inconnu. Et puis, si ça coince un peu (et oui il y a bien quelques bugs de temps en temps sinon ce serait pas drôle), et bien je me répète « it’s gonna be alright » et en fait c’est vraiment vrai it’s toujours alright.

Je vous écris depuis le train vers Pécs, au sud de la Hongrie.  La suite des aventures continue…

KussKuss,

ps: j’ai écrit ça dans mon carnet hier en fait, depuis j’ai dormi à Pécs, une jolie ville étudiante. Historique et chill, il y fait bon vivre. Je trouve ça vraiment cool de voir d’autres villes que les capitales en fait… Maintenant, direction Szeged, où un autre ami inconnu m’attend. 🙂

blog2
Arriver quelque part, déposer le gros sac, embarquer le petit et partir à la découverte de la nouvelle city. Se perdre un peu les premières minutes et puis, petit à petit, comprendre la géographie de la ville nouvelle, prendre ses marques, repérer les quartiers cools puis tout…
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