Carte postale#1: l’invitation au voyage

Voilà une semaine que j’ai quitté le foyer. C’est rien (ou presque). Et pourtant, ma vie bruxelloise me semble déjà bien loin.

Les journées (et les nuits) sont intenses, le temps est décuplé. Mon cerveau a accumulé trop d’informations, trop d’émotions. Aujourd’hui, je lâche un peu.

Je vous écris face au Lac de Constance. Une étendue d’eau bleu Azur située entre la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche.

C’est assez surprenant comme le voyage nous ramène à notre condition animale.Dormir, se déplacer, manger, boire, assurer une hygiène minimum. J’ai parfois l’impression d’être un tamagotchi qui se meurt si il n’a plus de batterie.

Aussi, il suffit de quelques minutes pour se transformer. Plus d’âge, ni de métier, ni de statut social. Le voyageur est voyageur. That’s it. Il/Elle vient de quelque part et se dirige vers l’ailleurs. C’est tout ce qui importe.

Bon, c’est pas tout ça, mais je vais quand-même vous parler de mes découvertes coups de cœur pas que des mes moments d’introspection, non?

A Liège, j’ai adoré la Cité Miroir. Un espace dédié à la mémoire collective. Comme quoi, il ne faut pas aller bien loin pour se laisser surprendre. (C’était quand-même rigolo de ma balader avec mon gros sac à dos dans la cité Ardente.)

A Cologne, j’ai visité un centre de documentation et de recherches sur le nazisme et c’était passionnant. (D’ailleurs, c’est pas le sujet le plus facile à aborder dans ces contrées…)

A Frankfurt, je me suis retrouvée dans un immense espace de création dans une usine Mercedes désaffectée. Partout, il y a des lieux de vie. La ville respire, c’est gai.

A Stuttgart, j’ai passé la soirée dans une famille iranienne. Un prélude à mon arrivée à Téhéran. J’ai senti et aimé la chaleur de cet Orient que j’affectionne tant.

A Zurich, j’ai marché des heures et des heures. J’ai regoûté à la vie de petite madame et j’ai flâné le long des berges animées. L’eau et les baignades dans l’espace urbain, ça change quand-même un peu tout à la vie en ville.

Et puis là, je suis au lac de Constance, dans un petit bled suisse. C’est un vrai paradis terrestre. Un réel plaisir pour les cyclistes et les amoureux de la nature. Puis, pour la première fois, je suis seule. Je savoure le silence et digère un peu les derniers jours. Et aussi, j’écris.

Quand-même chaque jour je me dis que c’est génial de vivre tout ça.

Alors voilà, il m’arrive d’avoir faim, soif, d’être fatiguée ou d’avoir mal aux pieds mais cette aventure ne fait que commencer et elle s’annonce plutôt cool.

C’est un peu kitch ce qui suit mais vraiment tantôt j’étais en bikini sur mon vélo entre le lac et les arbres fruitiers, le vent dans le dos et le soleil sur la peau et j’ai pensé très fort que cet instant était magnifique de beauté et de liberté.

Voilà, ça m’a fait du bien d’écrire un peu avant de reprendre ma vie de petit bonhomme qui avance.

Vous embrasse bien fort (mais pas trop trop fort parce que mon corps n’est que courbatures)

ps: le couchsurfing c’est quand-même la meilleure invention du World Wide Web

C’est décidé, plus tard, je vivrai à côté de l’eau.
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