Je pars

Salut,

J – Sept. Dans une semaine, je suis sur la route. Avec mon sac, mon smartphone et mon Moleskine (je voudrais bien te faire croire que je me contente d’une carte routière mais ce serait mentir (surtout que moi et le sens de l’orientation t’sais (sans compter que je n’ai toujours pas le permis héhé (tu le sens le sourire gêné?))). Trêve de parenthèse, bientôt, très bientôt, trop bientôt, je me (re)lance dans l’inconnu, direction l’Iran.

Mais avant d’arriver loin, là-bas, je vais traverser une flopée de pays. C’est rigolo je trouve, quand-même. Je m’imagine dans tous ces lits, ces bouts de fauteuil, ces trains, ces parcs, où je m’endormirai bientôt.

Aussi, je quitte mon travail. C’est quelque chose pour moi tu sais. Ce projet, c’est une partie de ma jeunesse. Je tourne une page. J’ai un peu le cœur gros, mais je sais que c’est la bonne décision et que je laisse ce joli bébé devenu grand en de bonnes mains. Et puis Tissu Orange est dans mes tripes forever, même de loin.

Tu trouves pas que cet été est si doux, si beau, si vivant? Les ciels virent parfois roses parfois couleur feu, c’est chouette.

Alors, je regarde l’horizon longtemps. Les toits bruxellois. Les nuages fluides. Les ombres. J’écoute la rumeur de la ville. J’oublie un peu tout. Et tout d’un coup, les trucs moins cools qui me restent quelque part entre le cœur et l’estomac s’envolent.

Et, je souris.

Hier soir en m’endormant, je me disais que mon existence était à cet instant T, aussi joyeuse, légère et insouciante que je ne pouvais l’espérer.

Tant et si bien que je me suis demandée pourquoi je m’apprêtais à quitter cette bulle de bonheur, ces amis qui me remplissent le cœur, ces moments délicieux qui me font m’endormir sans peur…

Je cherche quoi au fait? Un paradis perdu? La liberté absolue? La paix intérieur? La frontière des mes limites? La fuite?

Je ne sais pas très bien. Mais je crois que je suis contente de vivre ce départ.

Probablement que parfois je me sentirai nulle et perdue mais c’est pas si grave.

C’est drôle quand-même cette quête continuelle. Jusque quand? Jusqu’où?

Parfois, je me sens un peu à la marge. Mes proches achètent des maisons, moi je me retire de tout ce que je construis. Tu vois le jeu « Jenga » où on place les bouts de bois en équilibre? Bhen moi, je suis de celles qui font écrouler le bazar à tous les coups. OUPS.

Tu sais, j’ai décidé de n’accepter aucun projet pour les prochains mois. Je veux faire Rien. Ou plutôt je veux faire Tout. Tout ce qui s’offre à moi. Sans barrière, restriction ou obligation.

Peut-être que je vais écrire beaucoup. Peut-être pas.

On verra.

Je veux vivre, c’est déjà ça.

A bientôt,

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