La petite histoire d’Un jour, je tiendrai un blog.

Bien le bonjour,

J’ai une grosse affaire à vous partager: le blog a été sélectionné parmi les 20 finalistes du concours Flair Online Talent Award 2016 #FOTA16. Je ne vous cache pas que la nouvelle m’a vraiment fait plaisir. J’ai parfois encore un peu de mal à assumer mon blog (rien que de dire « mon blog » c’est quelque chose), puis surtout, je me sens un peu une ovni dans la blogosphère avec mes petites histoires de rien du tout. Alors, du coup qu’Un jour, je tiendrai un blog se retrouve sélectionné, bha j’ai trouvé ça plutôt cool. Mais, maintenant, c’est au public de voter pour élire les 10 finalistes. C’est le dernier jour aujourd’hui, alors si vous pouvez me filer un coup de main à coup de petits clics ce serait bien aimable. Enfin, si vous vous en foutez complet, je comprends aussi, pas de stress, je vais pas vous rayer de ma liste d’amis (quoi que…).

Mais bref, je ne vous écris pas aujourd’hui pour vous quémander de l’attention (bien qu’un peu quand même)… Cette nouvelle de concours m’a donné envie de vous raconter un peu le pourquoi du comment ce blog est né et continue d’exister.

Je me lance.

Quand j’étais petite, j’écrivais des poèmes pour passer le temps. (OuaisOuais, j’étais comme ça moi). Enfin, quand je dis poèmes, il s’agissait plus de petites comptines rythmées qu’autre chose, mais je prenais l’exercice très au sérieux. Mes proches et mes institutrices m’encourageait en me disant que j’avais une plume (à ce moment là, je ne voyais pas le rapport direct avec la plume mais soit…). J’avais genre 8 ans, j’étais contente et je me disais qu’un jour j’écrirais des trucs.

Puis, j’ai grandi. Le monde est directement devenu plus compliqué. Au début de l’adolescence, je tenais un journal intime rempli de coeurs ou d’insultes (selon les semaines). Ce petit cahier était un truc affreux dans lequel je m’épanchais longuement à propos d’un jeune garçon dont j’étais secrètement amoureuse (tellement secrètement que finalement je n’ai même jamais osé le regarder dans les yeux). Tout ça était très mal écrit et bourré de fautes d’orthographe, néanmoins, je me souviens du sentiment de soulagement que j’éprouvais en posant ces quelques mots sur le papier. J’avais 13 ans, les émotions débordaient de tout mon être et je me disais qu’un jour, j’écrirais des trucs.

J’ai encore grandi un peu. Les deux dernières années de secondaire sont devenues très stimulantes au niveau de l’écriture et de la littérature. Le jour où j’ai découvert Rimbaud, j’ai pleuré (enfin pas vraiment mais vous pigez l’idée). J’ai eu la chance d’avoir des professeurs exceptionnels qui poussaient leurs élèves à aller toujours plus loin et à être toujours plus curieux. A ce moment là, j’ai commencé à me dire que j’aimais quand même ça les mots. Les cours de français étaient la seule matière où j’avais de bonnes notes. J’avais 16 ans et je me disais qu’un jour, vraiment, j’écrirais des trucs.

Un jour, je suis devenue presque grande. A l’université, j’ai un peu abandonné les livres pour me concentrer sur les syllabus. A l’occasion de certains cours, il fallait faire preuve de style et de création littéraire. J’avais des assez bons retours de mes profs. L’idée de commencer un blog grandissait vraiment dans ma caboche. Puis, un jour, début 2012, alors que je m’apprêtais à quitter le pays pour partir au Québec (finalement le destin en a décidé autrement mais c’est une autre histoire) je me suis lancée et Un jour, je tiendrai un blog est né.

Lorsque j’ai posté mon tout premier article sur mon profil Facebook, j’ai eu pas mal d’angoisses. Mes mains étaient moites, je faisais les 100 pas dans ma mini chambre et je tremblais un peu. J’avais peur que les gens trouvent ça naze, qu’on se moque de moi voire que personne n’en ai rien à cirer. Bref, j’avais peur du regard de l’autre et ça me filait des sacrés crampes au ventre. Heureusement, j’ai reçu des retours positifs (ceux qui n’aimaient pas l’ont apparemment gardé pour eux), ça m’a donné un peu de courage pour continuer.

Alors, j’ai commencé à écrire des trucs. Des textes parfois nazes, parfois drôles.  Arrosés de fautes d’orthographe et de POINTS D’EXCLAMATION!!!!!!!, les premiers blablas tournaient autour d’histoires de mecs foireuses, de pensées nombrilistes d’adulescente et de questionnement existentiel à deux balles, le tout mis en scène avec beaucoup d’exagération. J’écrivais pas beaucoup, genre un billet tous les deux mois.

Puis en 2013, mes premiers pas au Moyen-Orient ont bousculé pas mal de perspectives. Voyager est devenu une véritable passion. Du coup j’ai commencé à blablater de ça. Puis quand même encore et toujours d’histoires de mecs qui marchent pas et de petites frustrations du quotidien. Un beau matin, j’ai décidé de prendre une revanche sur la vie et je me suis cassée au Canada (pour de bon cette fois). J’ai débarqué dans un milieu très poétique. J’en ai profité pour troquer les !!!!!! contre des sauts à la ligne. De retour en Belgique, j’étais bien paumée, les billets de cette période reflètaient mes états d’âme déchirée.

Puis un beau jour (encore), j’ai débarqué au Liban. Je suis tombée en amour et ma vie a changé. Pouf comme ça. Je suis venue vivre à 3000km de Bruxelles dans une autre capitale qui commence par B. (mais nettement plus bordélique). J’en ai profité pour « bloguer » mes premiers émois face à ce pays déroutant et puis, petit à petit partager mon adaptation et mes impressions. Aussi, grand changement dans ma vie, je me suis lancée pour de bon et j’ai commencé gagner des petits pesos en écrivant pour des magazines. C’était un gros check sur ma to-do list de vie.

Ces jours-ci, je me sens pas mal bien, du coup, inconsciemment, je ne me centralise plus sur me-myself-and-I mais je prends le temps d’écrire sur les autres, leurs vécus, leurs secrets. Je n’en suis qu’au début de ce processus mais lentement ça s’en vient. Mon objectif? Que ce blog reflète des petites histoires de la vie.

Aujourd’hui, je ne tremble plus quand je poste un nouveau billet mais je n’écris toujours pas régulièrement. Parfois, j’ai envie de poser des mots à la suite des uns des autres, parfois pas. C’est juste ça.

Depuis les premiers poèmes sur les bancs de l’école aux petites chroniques depuis mon salon beyrouthin, vingt années ont passé (merde, 20 ans!).  Un monde (en tous cas au moins un continent) sépare la Jehanne des premiers billets de blog à la Jehanne d’aujourd’hui. Un jour, je tiendrai un blog est une trace de tout ça; les doutes, les joies, les injustices, les amours, les coups de putes de la vie et tout le reste aussi.

Bref, aujourd’hui, je vous ai écris pour vous expliquer ça.

C’tout.

ByeBye à vous qui êtes arrivés jusqu’à la fin de ce long blabla,

Ah oui, si vous pouvez voter pour moi, ce serait quand même cool: http://www.flair.be/fr/fota16/395488/-fota16-votez-pour-votre-talent-prefere

Puis sinon, il y a la page Facebook du blog que j’ai lancé un jour en me disant qu’il fallait que j’assume mes mots: https://www.facebook.com/unjourjetiendraiunblog/

A plus dans le bus,

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