14 juin

Tu te souviens du temps où j’écrivais des poèmes qui finissaient par « papa je t’aime »?
Tu te souviens de ces fois où tu as oublié de venir me chercher à la cour de récré?
Tu te souviens de ces années un peu noires, de ces crises de colère, de larmes et d’angoisse?
Tu te souviens que l’un et l’autre on s’est un peu sauvé de la folie de la vie?
Tu te souviens de ces jours où je pleurais de tout mon être, puis tu m’as consolé à coup de documentaires sur arte?
Tu te souviens de mes imitations débiles à table et alors tu riais si fort si fort et du coup, moi, j’exagerais encore et encore?
Tu te souviens de mon angoisse, de mon corps tremblant et de mon regard inquiet quand j’ai su pour les urgences?
Tu te souviens de ce que ça me fait ce sentiment étrange de me sentir plus forte que toi?
Tu te souviens de toutes ces fois où tu reponds ouioui mais qu’en fait tu n’écoutes rien de ce que je dis?
Tu te souviens de tes remarques sur mon désordre, de mes yeux vers le ciel et de mon sourire en coin ?
Tu te souviens de ta fierté quand tu dis « c’est ma fille » et de ma joie quand je dis « c’est mon papa »?
Tu te souviens comme j’étais heureuse de te montrer mes copains et les premières grosses soirées qu’on a organisé?
Tu te souviens de ton sourire quand t’as entendu à la radio ma voix qui parlait de toi?
Tu te souviens de ton entrain quand tu parles des chants israéliens?
Tu te souviens de ces trajets en voiture où je te parlais en commençant toutes mes phrases par « papaaaaa »?
Tu te souviens de ces nuits où je parle de toi à mes amoureux en leur disant que t’es vraiment important?
Tu te souviens que tu te représentes un des seuls vrais piliers stables de mon existence?
Tu te souviens de ma peur qui grandit de te voir avancer vers l’autre bout de la vie?
Tu te souviens de ma rage quand je vois que tu ne prends pas assez soin de toi?
Tu te souviens de ce truc que je te dis presque jamais?
Tu te souviens du temps où j’écrivais des poèmes qui finissaient par « papa je t’aime »?

Alors voilà, c’était ça, un rasoir ou une machine à café. J’ai hésité. J’ai finalement décidé de jouer avec les mots pour te dire ce truc. Cette phrase avec laquelle je suis qu’à moitié à l’aise.

Je t’aime papa.

Et un gros kiss (comme aurait dit le roi)

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