Au lendemain de l’an neuf

Heu Hey,

Je  sais pas trop ce qui se passe, ça doit être l’effet premier jour de l’année nouvelle ou bien le retour au pays qui arrive de plus en plus vite, mais ce matin, la nostalgie m’envahit pour de bon.

2014: année mouvementée. Ça a commencé aux petites heures du premier janvier par une énième dispute dans les couloirs du Bota avec mon demi-moi sous ces douces paroles; « et puis bonne année, hein, connard », et puis 364 jours plus tard, le 31 décembre à quelques instants de l’an neuf, l’année s’est terminée par une danse survoltée sur Papaoutai à grand coup de « hé Stromae il est beeeeeeelge » dans un bien joli chalet quelque part entre Québec et Sherbrooke.

Il s’en est passé des choses entre les deux. Quatre voyages: Grenade (avec le demi-moi, toujours lui), Istanbul  (et le coup de coeur absolu dont j’ai mis un petit temps à me remettre), Naples (la rédécouverte de mon petit-frere qui grandit beaucoup trop vite), puis le Québec  (cinq mois de nouvelles perspectives et tellement de trucs à raconter).

Pas rien. Beaucoup de choses même.

Me suis découvert un petit côté solitaire que j’ignorais jusqu’alors. Puis aussi, une certaine capacité à m’adapter, à lâcher prise, à prendre ce qui vient sans trop penser à demain. J’ai aussi essayé le plus que je peux d’écouter mon corps: dormir, manger des trucs bons, se dépasser un peu physiquement, prendre le temps. Puis, surtout, vivre avec le moins de stress possible. Je suis plus jamais malade, donc, je me dis que ça marche sans doute un peu.

Bref, 2014, tu m’as surprise un peu, beaucoup.

Puis, j’ai fait un grand et gros travail sur moi pour essayer de dealer avec mes vieux démons. Pas vraiment les affronter mais vivre avec. Puis de tout façon, tout fini par passer. Donc, voilà. J’ai quand même pas pu résister à me graver un petit truc sur le bras pour me le rappeler. J’ai plus jamais pleuré, donc, je me dis que ça marche sans doute un peu, ça aussi.

Par contre, je vais pas te mentir, pour ce qui est de l’amour, c’est toujours pas si facile d’ouvrir cet organe étrange logé là bas sous mon sein gauche. Mais, bon, j’imagine qu’un jour, j’arrêterai de fuir au moindre frisson (en sachant que si frisson il y a, c’est déjà un petit miracle). Parfois, même souvent,  j’observe les gens et je me dis que je suis vraiment une handicapée des sentiments. Mais, voilà, c’est comme ça. Chacun ses faiblesses. Il y en a qui ont peur des araignées, moi j’ai un peu  peur d’aimer. Puis, je crois que je suis un peu trop romantique pour ce bas monde. Je ne parle pas d’une envie de tapis de roses mais plutôt d’une espèce de quête du beau, de la connexion ultime et de cette inévitable mélancolie qui rend les matins d’hiver fébriles à en pleurer. Bref.

2015, l’atterrissage.

La liste des bonnes résolutions c’est pour les magazines un peu cons, mais bon il n’en reste que j’en ai quand même une petite. Vais essayer de tenter de regarder mon quotidien belge avec un regard neuf. Voilà, c’est dit.

Je te souhaite une jolie année, toi qui lis ceci, qu’elle soit belle et drôle. Vive le champagne, les oiseaux qui chantent, les matins ensoleillés, les rencontres, les cafés, les histoires, les petits riens, les regards perdus et les mains tendues.

Des bisous,

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Le matin d’une année nouvelle
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