Aparté

Hey le blog,

Je voulais essayer de te dire un truc, une chose un peu secrète auquel j’aime pas trop penser, un machin qui me serre le cœur et me stress le cerveau.

Je sais pas par où commencer, c’est un peu trop fort, tu comprends? ça va trop loin, tu vois?  C’est trop proche de moi.

Borderline. Ma mère est bordeline.

Avoir une mère triste, dépressive, malheureuse c’est pas simple tous les jours. Avoir une mère coincée dans ses angoisses, incapable de revenir à la réalité, ça peut être fatigant. Avoir une mère insatisfaite, toujours en demande de plus, qui te teste encore et encore, ça peut être accablant. Avoir une mère qui menace de se donner la mort comme seule et unique moyen d’attention, ça peut-être destructeur. Parfois, ça va loin. Trop loin.

Je suis fatiguée, lassée de sentir cette tension entre mon coeur et mon estomac. J’ai mal aux dents à force de serrer la mâchoire d’énervements. Mes nuits deviennent le repère de mes angoisses.

T’as beau te faire une raison, te dire que ta mère est pas comme celles des autres, qu’elle changera jamais, que voilà c’est la vie, que ça finira mal mais que pour l’instant c’est pas fini, tu le sais tout ça et tu gardes la tête froide mais parfois quand même tu as envie de hurler, de sortir cette boule de nerfs qui est en toi. Pourquoi je suis obligée de supporter ça? Pourquoi est-ce que je dois continuellement me prendre des raclées émotionnelles? Pourquoi je n’ai pas le droit à un peu de stabilité affective? Pourquoi, dois-je entendre ses reproches, cette culpabilité permanente qu’elle me fait porter. Pourquoi me fait-elle vivre des situations tellement stressantes que je ne peux les raconter.

L’amour inconditionnel d’un enfant pour sa mère, malgré tout. Malgré T O U T. Cet amour me torture.

Et puis, cette lutte du quotidien pour ne pas reproduire le schéma. Pour être forte. Pour ne pas craquer sous l’émotion. Pour prendre soin de moi-même, pour être ma propre mère. Me protéger, mettre mes limites. Me répéter encore et encore que je n’y peux rien, qu’elle changera jamais, qu’elle est coincée dans sa tête, qu’elle est terriblement malheureuse, malade. Réfléchir à mes comportements. Ne pas reproduire. Ne pas reproduire. Ne pas reproduire. Ne pas rechercher un amour inconditionnel qui me comblerait. Me sentir d’abord forte seule et ensuite accueillir quelqu’un dans ma vie. Ne pas reproduire. Ne pas reproduire. Ne pas reproduire.

Bref, voilà, ce billet était probablement beaucoup trop personnel et il ne regarde que moi, mais j’avais besoin de sortir la boule. De faire passer l’angoisse qui me saisit l’entre-cœur-estomac par mes doigts pour aboutir sur les touches du clavier. J’avais besoin de crier alors j’ai écrit.

Voilà-Voilà.

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