LES MECS (ou la grande histoire de la peur de l’engagement)

Chers garçons,

Je ne vous comprends pas (et qu’on se le dise, je suis loin d’être la seule à ne pas parvenir à décrypter vos comportements chelous).

Il semblerait qu’il y ait un truc qui vous effraie plus que tout, un machin qui guide votre vie sentimentale, une règle que vous ne transgressez  jamais ou presque, j’ai nommé: l’engagement.

Nous les filles, en tout cas, nous certaines filles,  (loin de moi, l’idée de me faire la porte parole de la gente féminine) quand on passe du temps avec vous, les garçons, les hommes, les individus mâles, les porteurs de chromosomes Y, qu’on partage plusieurs moments de suite, qu’on commence à avoir envie de vous écrire, de vous raconter « la fois où à 5 ans et demi on est tombée du toboggan devant toute la cour de récré et que depuis on a une cicatrice au genou », qu’on pense à vous souvent, qu’on a envie de vous voir, d’aller au resto, au ciné, de se réveiller à vos côtés, de vous réconforter, de faire des blagues, de vous embrasser, de vous donner la main, de vous faire des câlins… Bref, quand on commence à bien vous aimer, bhen on se dit que c’est cool, que ça arrive pas toutes les trois minutes et que donc autant en profiter un peu. Vous nous faîtes la cour, vous vous confiez, vous laissez entrevoir vos failles et vos faiblesses et pendant ce temps, nous, malgré notre lutte intérieur, on se dit que c’est chouette et on commence à se demander de quoi demain sera fait.

Et puis, d’un coup, d’un seul, ça devient tendu. Votre radar à engagement tire la sonnette d’alarme, et c’est à ce moment critique, que vous nous lâchez un bon vieux « je peux rien te promettre ». Heu… Est-ce qu’on vous a demandé une promesse? Est-ce qu’on vous a parlé de mariage, d’appart ou d’enfants?  C’est quoi votre problème, on laisse tomber nos barrières, on s’attache à vous malgré nous et là boum badaboum, vous prenez  peur? Vous paniquez? Vous croyez qu’on attend quelque chose? Okok, on comprend, vous avez besoin de votre petit confort, de pouvoir vivre dans vos petites affaires sans que votre monde soit bouleversé, sans trop remettre vos petites habitudes en question. Nous aussi vous savez, on aime notre petit cocon, on est pas prêtes à laisser rentrer le premier des paumés dans notre zone de confort, cependant on est capable de prendre sur nous et de se dire « bha c’est cool on peut essayer »…. Essayer ne veut pas dire vivre accrochées à vous jusqu’à la fin de nos jours, essayer  = essayer, c’est à dire, voir si ça marche, se donner la chance d’y croire. Bande de boulets, va, vous comprenez rien à rien. (Ouais, je m’énerve!) A force de tomber sur des mecs comme vous, incapables de prendre une décision, dont le refrain de base est « on verra », et bien on devient des peureuses de l’amour, notre armure anti-connards s’épaissit de 10 couches et on est encore moins prêtes à laisser tomber les armes. A force de vous fréquenter, on devient comme vous, un animal peureux et frileux, incapable de penser à plus tard que demain. Cependant, quand on se retire de vous, qu’on met les distances, vous semblez tout perdu, vous réalisez votre bêtise et vous revenez au galop. Le jeu du chat et de la souris ça vous connaît bien. Vous deviez être fan de Tom and Jerry ou je sais pas trop…

Alors, chers garçons, si j’ai un conseil à vous donner, si vous avez entre les mains, un chouette brin de fille, la laissez pas filer, même si on fait genre on en a rien à foutre, en vérité un rien nous touche, donc si elle vous plaît, dites le lui et faites lui savoir même si vous avez peur et que vous planquer dans votre bulle est plus confortable. Personne n’est sur à 100% de ses sentiments, ni vous ni nous mais on a qu’une vie, c’est quand même un peu débile de s’empêcher sans arrêt de vivre ou de de dire des trucs par peur que l’autre croit qu’on le kiffe plus que blablabla… Fin bref, à force de faire gaffe, on est pas prêts de vivre grand chose. (Oui, je sais, je ferais bien de suivre mes propres conseils…)

Bon sur ce, je m’arrête ici. Tendres Bisous à vous chers connards.

 

qecc_wallpaper

 

ps: ceci est un billet pas la véritable histoire de la vraie Jehanne. (Non mais je voulais être quand même certaine que c’était clair).

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