Le dimanche qui pue, le vrai.

Voilà bientôt une heure que j’essaye de trouver le sommeil bercée par des chansons de filles qui font pleurer tout en regardant un ciel sans étoiles.  Moment Bridget Jones: même coiffure, même culotte de cheval, même peignoir rose, même désordre dans la chambre, même vie amoureuse réduite à pas tellement grand chose, il manque juste le pot de glace Ben and Jerry pour parfaire le tableau.

Je profite de ce pathétisme à l’eau de rose pour revenir à toi cher petit blog.

Aujourd’hui, je vais te parler de fleurs bleues, de papillons dans le ventre, de déclarations enflammées, de promesses, de toujours, de certitudes… Bref, tous ces trucs que je ne vis plus depuis un petit temps.

Je ne sais pas si c’est le printemps qui approche, mes copines qui commencent à se « mettre en ménage » (sérieux, t’as déjà vu une expression plus métaphoriquement horrible que celle-ci?) ou mon horloge biologique qui se réveille mais je commence à croire que j’ai un petit souci avec ce truc horriblement compliqué qu’on appelle l’amouuur.

Crois moi bien, je suis une des premières à trouver que  la monotonie du couple est l’une des choses les plus ennuyantes de la terre. Et ouf de chez ouf, depuis que je n’aime plus personne, je ne pleure presque plus, je ne regarde plus mon gsm toutes les secondes et demi dans l’attente d’un sms, je ne me tord plus le cœur à chaque dispute, je ne l’attend plus pour me décider à vivre. Depuis que je parle en Je et plus jamais en Nous, les projets s’accumulent, les rencontres aussi, Carpe Diem est devenu ma devise. Aaaaah vivre pour soi, uniquement pour soi, sans avoir de comptes à rendre à personne: le rêve. Oui, il faut bien avouer que c’est plutôt agréable MAIS par moment je suis presque nostalgique des instants à moitié nazes à regarder un film à moitié pourri en mangeant un repas à moitié bon MAIS A DEUX, tout paraissait bien mieux. (hé oui ça rime, c’est pas pour rien)

Toutes ces contradictions affectives  intérieurs n’auraient pas beaucoup d’importance, si je n’avais pas cette phobie naissante: « et si je n’aime plus jamais personne? »

Avant, je faisais des bricolages par amour. T’imagines un peu? Moi, Jehanne Bergé, qui me suis arrêtée au stade du dessin en traçant les bonhommes avec des lignes et un rond et les oiseaux en V, je passais des heures à faire des collages et autres trucs du genre. (bon, le résultat devait être plutôt moyen, il n’empêche que guidée par l’Eros, je me sentais l’âme de Picasso). Maintenant, pour toute déclaration, au mieux j’envoie un vague message FB ponctué de 😉 . Merde, qu’est ce qu’il s’est passé? J’étais la fille la plus romantique du monde (ou presque) et me voilà devenue une workaholic insensible aux choses quelque peu sentimentales. J’ai tellement peur de mettre mon cœur à mal que je rejette tout ce qui pourrait un rien le déstabiliser. (C’est presque touchant, ce que je viens d’écrire, non?)

C’est décidé, même si je suis allergique, d’ici quelques mois, je m’achète un chat (les célibataires dans les films, elles ont TOUJOURS un chat).

C’est sur ces bonnes paroles que je m’arrête, parce-qu’il n’y a pas de fin à cette histoire et que si je ne m’endors pas très vite, ce sera aussi le lundi matin qui pue. Et puis, si j’étais parfaitement comblée en amour, ce serait nul, de quoi on parlerait entre potes?  « Oui, ça roule, je l’aime, c’est tout ». BORING! Vive les prises de tête et les verres en terrasses pour ressasser tout ça!

bridget-jones

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